… Elle a débuté un certain 23 juin 2009 à 10h.
Avant d’arriver, j’étais pris par le stress de la toute première fois, celui que l’on a tous ressenti au moins une fois dans sa vie (nouvelles personnes, nouveaux lieux…).
Contrairement à des emplois que j’ai pu effectuer auparavant, ce stress s’est très rapidement estompé. Les coupables ont rapidement été identifiés : le personnel de la médiathèque.
L’encadrement a vraiment été formidable : prise en charge directe, grande disponibilité et grande patience avec les erreurs (répétées) d’un inexpérimenté.
Au niveau relationnel, le constat est le même donc je vais arrêter là avec les superlatifs.
Concernant le fonds, je crois qu’aucun mot n’est possible pour le qualifier. Durant mon court parcours dans la vie, j’ai fréquenté de nombreuses médiathèques, mais aucune n’arrive au genou (cela change un peu des chevilles) du P44. Je suis donc stupéfait que la Médiathèque de la communauté française connaisse une crise aussi forte.
Je me permets, alors, de vous interpeler chers amis belges : comment pouvez-vous tourner le dos à une telle institution ? Si elle disparait vous n’aurez plus jamais accès à un tel choix musical et cinématographique, vous ne pourrez plus venir boire un petit café, et discuter avec un ami, croisé au hasard dans les rayons ou avec un inconnu, tout en écoutant un cd choisi avec attention par l’un des membres du personnel. Que de pertes !!!
Vous l’aurez donc bien compris, je garderai de mon passage au Passage 44 un très bon souvenir à tel point que j’aurais aimé intégrer l’équipe de la médiathèque, mais la situation actuelle rend les choses impossibles.
Trêve de causerie, voici une liste de films pour lesquels mes yeux et mes oreilles se sont extasiés :
De l’autre coté de Fatih Akin : il procure une forte envie de voyager
Le grand sommeil d’Howard Hawks : pour l’un des plus beaux couples du cinéma, Humphrey Bogart et Lauren Bacall, j’aurais pu choisi aussi Le port de l’angoisse

La vie est belle de Frank Capra : splendide, un hymne à la vie, à regarder absolument lors des jours de pluie.
Arsenic et vieilles dentelles de Frank Capra : une comédie qui traverse les années sans prendre une ride. A siffloter entre amis
Quand la ville dort de John Huston
M le maudit de Fritz Lang : un Peter Lorre
Dead Man de Jim Jarmusch : la Bo de Neil Young est aussi envoûtante que le film

Arizona dream et Chat noir chat blanc d’Emir Kusturica: le premier pour l’interprétation de Vincent Gallo, et le deuxième pour le désordre qui y règne
Paris Texas et Les ailes du désir de Wim Wenders : Si classement il devait y avoir ces deux films occuperaient les toutes premières places
Laura d’Otto Preminger : pour la magnifique Gene Tierney
Thomas Siriot


