Cette semaine, nous avons fait l’acquisition dans nos collections d’un magnifique coffret intitulé « Georges Méliès, le premier magicien du cinéma (1896-1913) ». L’objet, un digipack cartonné contenant 5 dvd, peut être considéré comme étant le coffret le plus complet survolant la carrière cinématographique de Méliès et représente un travail d’archivage considérable jamais égalé jusque ici.
Ce coffret contient également un film de 37 minutes réalisé par Georges Franju (intitulé “Le Grand Méliès“) nous faisant découvrir un petit pan de la vie de cet artiste boudé par le succès. C’est ainsi que l’on apprend que Georges Méliès fut retrouvé en 1928 gérant d’un magasin de jouets à Paris. Ruiné, il avait dû faire une croix sur sa passion et , dans un accès de colère et de désespoir, avait détruit une grande partie de son œuvre. Ce qui n’avait pas été brûlé avait été disséminé un peu partout, vendu, distribué ou recyclé… on évalue à plus de 600 le nombre de courts-métrages réalisés par lui au cours de sa carrière. Il aura fallu plus de 25 ans pour rassembler, restaurer, sauver ces 173 films proposés dans ce coffret.
Je me suis donc amusée à regarder, au hasard, quelques films de cet homme dont je ne connaissais finalement qu’une infime partie de ses réalisations. Évidemment, je n’ai pas regardé l’intégralité du coffret, mais j’ai été tout de suite marquée par l’ingéniosité qui transparaît dans la plupart des films. Méliès est l’inventeur des effets spéciaux, sans aucun doute.
Le soir même, je me suis retrouvée en pleine discussion avec un ami au sujet des dernières technologies qui se faisaient en matière de visionnement : HD, 3D, écrans plats, … C’est alors que je me suis rappelée les images réalisées par Méliès au début du siècle, soit un siècle plutôt. Des mises en scènes étonnantes, de l’originalité surtout. Méliès était un vrai magicien et il est intéressant de comparer ce qu’il a fait avec sa première caméra en comparaison aux autres cinéastes de son époque qui se sont souvent contentés de reproduire des images réelles, documentaires, intéressantes certes, mais dénuées de toute imagination. Le débat que nous avions sur les nouvelles technologies m’a semblé tout à coup complètement superflu. La magie Méliès m’avait envoûtée. J’espère qu’elle en fera de même pour vous !
Un coffret 5 dvd à découvrir dans le bac des rééditions à la médiathèque de Bruxelles.
Brigitte Segers



Le travail de recherche et de restauration est colossal!! Chapeau bas. A noter qu’une place libre est disponible dans le coffret pour un éventuel sixième DVD que les éditeurs pensent pouvoir remplir d’ici… peu on l’espère.