Ça vous dirait un film sur le catch ?
The Wrestler, le dernier opus de Darren Aronofsky vient d’arriver dans les bacs de la collection fiction. Lors de sa sortie en salle, ce film ne m’avait pas du tout attiré, et ce pour différentes raisons ; je n’aime pas les films sur le catch (je n’aime d’ailleurs pas le catch tout court), je ne suis pas une fan de Mickey Rourke et les quelques photos et bandes-annonces m’avaient déjà donné la chaire de poule.
Je me suis donc rattrapée en visionnant ce film à la maison. Alors, que penser de The Wrestler ?
Darren Aronofsky n’a pas son pareil pour produire des films dérangeants ou différents (voir Pi, Requiem for a dream, The Fountain) et The Wrestler n’échappe pas à la règle.
Il nous invite cette fois dans les coulisses peu reluisantes du monde du catch à petit budget. Le film interpelle surtout par la présence de l’acteur Mickey Rourke, qui signe ici un come-back réussi. Sa transformation physique qui, soulignons-le, n’a pas été élaborée pour le film mais est belle et bien la conséquence d’un passé incluant alcool, drogue, boxe et chirurgie esthétique (dans le désordre), retient toute notre attention et ne fait qu’accroître le côté glauque de l’histoire. Les scènes de combat de catch sont à la limite du supportable et il vous faudra un estomac bien accroché pour pouvoir digérer le tout (j’ai eu particulièrement du mal avec le coup de l’agrafeuse).
Darren Aronofsky ne s’est pas contenté de filmer des combats, il se penche aussi sur le milieu pas très joyeux des vieux catcheurs sur le retour, prêts à avaler n’importe quoi pour tenir le coup, arrondir les fins de mois plutôt maigres, et surtout s’adonner à leur passion, culte du corps, fièvre du showbiz, sport avec des gros morceaux dedans. On se trouve effectivement assez loin du gentil Rocky Balboa qui réussit toujours à se remettre en piste quoi qu’il arrive… La performance d’acteur suffit à faire de The Wrestler un film à voir, même si je vous avoue ne pas vraiment avoir aimé ce film. Il m’a en effet été impossible de faire la part des choses entre la qualité de la réalisation et son contenu, ce qui explique que ce film ne sera pas un de mes coups-de-cœur. Reste un dvd qui ne vous laissera pas indifférent, ce qui en fait déjà une qualité.
Brigitte Segers
Deux suggestions pour continuer sur le sujet :
le film « Calamari wrestler » de Minoru Kawasaki, pour rire un bon coup (un champion de catch qui n’est autre qu’un calamar géant) et plus sérieusement un excellent roman noir de Harry Crews « Body » qui vous fera vivre les derniers préparatifs du championnat du monde de bodybuilders pour élire Mister et Miss Cosmos.

Voici d’ailleurs un post récent sur notre blog:
http://misterthi.wordpress.com/2009/09/09/this-is-england/
J’ai regardé dernièrement les deux films de Shane Meadows, de très bonnes surprises à conseiller aux amateurs. Pas eu le temps par contre de m’attarder sur les boni. Ce sera pour une autre fois…
A propos de catch, la semaine passée j’ai regardé le film “Dead Man’s Shoes” de Shane Meadows (VD0435 dans les présentoirs de la média) et en bonus il y a un court ou moyen métrage “Northern Soul” qui raconte l’histoire d’un jeune homme qui voudrait devenir catcheur. Une demi-heure de bon cinéma !
D’ailleurs le dernier film de Shane Meadows “This is England” (VT0309) est également à conseiller, mais là il s’agit des Skinheads, pas mal non plus comme sujet !
Un bien bon film que celui-ci. Je me permets de faire le lien vers une critique un peu plus mitigée d’une collègue.
http://krotchka.wordpress.com/2009/09/01/lantiheroisme-de-la-celebrite/
Et quand elle sera disponible “on line”, ce sera la mienne que vous pourrez lire… Quel suspens !