Auteur de bandes-dessinées, comédien de théâtre ou musicien, Baptiste Lalieu, au tournant de l’adolescence, a hésité entre ces trois destins. C’est le théâtre, via le Conservatoire, qu’il a choisi, mais c’est la chanson qui l’occupe maintenant, avec beaucoup de succès.
Commencées en projet parallèle de son groupe de rock My Second Skin, ses chansons en français ont trouvé un écho dont il fut surpris et l’ont mené à publier 2 albums et tourner dans une bonne partie de la francophonie.
Saule était ce vendredi à la mBxl pour une séance de canapé au cours de laquelle il a récapitulé les étapes de sa démarche artistique, raconté ses rencontres marquantes, commenté le panthéon de ses influences et bien sûr assaisonné le tout d’anecdotes irrésistiblement racontées.

Quelques souvenirs en vrac de ce moment inédit…
Comment devient-on chanteur ? C’était la question d’une jeune personne du public (moins de 10 ans !). C’est quelque chose que l’on a en soi depuis l’enfance, raconte Saule, quelque chose qui pousse à l’adolescence à chanter à tue-tête sur la sono du salon poussée à fond, c’est une boule dans la poitrine qu’on travaille sans se décourager, parce que c’est elle qui donne l’énergie.
Comment apprend-on à chanter ? En imitant ! Queen ou Jeff Buckley (“mon prof”) dans le cas de Saule. Et cela me fait penser au slogan de notre magazine la Sélec n°4 « Copier c’est apprendre », développé par Harrisson, et partagé depuis longtemps par la Médiathèque. Convergence !
Deux playlists aussi.
Les modèles de Saule : Gainsbourg (absolument tout), Radiohead et leur OK Computer, Jeff Buckley
Les rencontres de Saule : Benoît Mariage et Benoît Poelvoorde pour le film Cowboy, Lio, Bénabar, Mathieu Boogaerts, Sandra Kim, Yann Perreau, Pierre Lapointe, William Street. (mais on a oublié d’évoquer Dominique A !)
Et puis bien sûr, il y a eu le plaisir d’entendre et voir Saule interpréter en solo quelques titres, dont une reprise du Dream Brother de Jeff Buckey.

En tout, un excellent début de soirée, dans une bonne humeur tout à fait partagée.
Jean-Grégoire Muller
