
Prochains divans du rock : le 27 novembre 2010
PVT « Church With The Magic » - Warp – 2010
C’est le troisième disque du trio australien anciennement nommé Pivot. Ne me demandez pas pourquoi ce changement de nom, je n’en sais fichtre rien. J’imagine que d’autres portaient le même nom, et ça dérangeait. Ils sont sur Warp, label anglais bien connu, dont le catalogue se situait plutôt dans le genre electro-ambient-IDM, et qui depuis quelques temps offre une plus grande diversité de genres dans son catalogue, tout en tâchant de continuer d’offrir du créatif et de la bonne qualité à son public. Cet album en est un bel exemple. Je ne vais pas revenir trop longtemps sur le descriptif des deux premiers opus qui étaient déjà très bien dans un certain genre postrock – electro – kraut.
Le changement ne se situe pas qu’au niveau du nom du groupe, on observe aussi et surtout un album de plus en plus orienté vers l’électro, avec des percussions tribales, des distorsions, ils ont ajouté des textes sans se diriger vers le format chanson c’est-à-dire couplet – refrain. Tout en gardant le même fond de commerce PVT a su totalement renouveler son répertoire et le rendre pertinent.
Spain « The Blue Moods of Spain » - Restless – 1995
Redécouverte d’un album classieux, élégant.
Groupe formé par Josh Haden (fils du contrebassiste de jazz Charlie Haden), à la basse et au chant, il y est rejoint par des amis musiciens pour la guitare, la batterie, les claviers, ainsi que de ses deux sœurs Petra et Tanga qui apportent leurs participations pour la voix, le violon et quelques coups d’archet au cello.
Un album qui reste dans l’air du temps, il reste très appréciable.
Bien entendu, vu le passé de la fratrie Haden , il est normal qu’il y ait quelques influences jazz dans ce projet, déjà rien que la pochette qui fait clairement référence au label Blue Note.
Un album lascif, lent, introverti, un disque nocturne qui laisse la place aux silences grâce à une instrumentation parcimonieuse, bien dosée. De très belles ballades parcourent le disque, comme « Untitled » par exemple, ou Ray of Light sorte de blues nocturne qui file le frisson.
Brigitte Molenkamp


