Compte-rendu du divan du 16 février 2012
Summer Camp « Welcome To Condale » – Moshi Moshi 2011
Un album d’electro surf-pop ensoleillée menée tambour battant par le duo londonien formé par Jeremy Warmsley et Elisabeth Sankey. Un disque avec un petit côté vintage qui n’est pas sans déplaire. Au fur et à mesure qu’on avance dans l’écoute du disque on est assailli d’adjectifs comme “pétillant” ou “coloré”. Un disque léger qui vous donne envie de bouger, de vous lever le matin, d’être de bonne humeur, et ça c’est déjà tout un programme.
« Summer Camp » est un disque de toute bonne pop comme on les aime, produit par Steve Mackey – bassiste de Pulp.
Warmsley avait déjà sorti deux albums de pop sophistiquée et romantique assez réussis.
Hauschka « Salon des amateurs »- Fat Cat 2011
L’Allemand Volker Bertelman alias Hauschka est compositeur et pianiste.
Il joue du piano préparé, c’est-à-dire un piano dont le son est modifié par des objets placés dans ses cordes. On peut y mettre des pièces métalliques comme des boulons, des pièces de monnaie ou des objets en bois, on peut aussi coincer les cordes avec du tissu, des morceaux de plastique. John Cage est le premier sinon le plus reconnu pour avoir écrit des œuvres pour piano préparé.
Hauschka a sorti son premier album en 2004 et il en est aujourd’hui à son huitième sans compter « Version Of The Prepared Piano », un disque de remixes.
Il nous a habitués à des musiques très soignées et très proches d’une certaine forme de musique classique ou de musique cinématique. Des albums faits de petites pièces principalement interprétées au piano bien sûr, avec en général, un violoncelle et puis au choix, une basse ou un trombone.
Sa discographie tient bien la route, mais au final il n’y a plus beaucoup de surprise. Et puis sur «Foreign Landscapes » qui sort en 2010 , il quitte un format qui était devenu très confortable pour lui en étant épaulé par une formation de douze musiciens.
Pour « Salon des amateurs » il est accompagné par Joe Burns et John Convertino à la batterie, cello, mandoline et harmonica (les 2 Calexico dont je vous parle pas mal ces derniers temps – voir le divan du 16 janvier), par Samuli Kosminen le batteur de Mum, par la violoniste classique Hilary Hahn et on retrouve Bernard Voelz qui l’avait déjà accompagné précédemment au trombone.
Et voici qu’à nouveau il se démarque, il accélère le tempo, nous donne presque envie de danser avec ce disque somme toute très percussif. Cordes de cello, touches de piano qui marquent un beat sec et très marqué le tout mis en couches jusqu’à former des cliquetis, une rythmique complexe et saccadée. Un disque riche en constructions, en fabrication.
Je vous propose deux vidéos, la première pour découvrir un titre et la pochette de l’album
et la seconde pour voir ce qu’est le piano préparé de Hauschka.
Bonnes découvertes,
Brigitte



