Waste land – De la poubelle au musée
Un film de Lucy Walker.
Jardim gramacho, banlieue de Rio de Janeiro, les Catadores (ramasseurs de poubelles) trient, en espérant en tirer quelques sous, les déchets de la plus grande décharge à ciel ouvert du Brésil.
Les gens des favelas trouvent dans ce travail ingrat et peu rémunéré, un moyen de subsistance qui leur permet, pour certains d’éviter la prostitution ou d’autres, le banditisme lié au trafic de drogue…
Vik muniz est un artiste plasticien contemporain, il à passé son enfance dans la région. Il y revient dans le but de réaliser des portraits de catadores, à l’aide des matériaux de la décharge.
Vic fait référence à l’art ancien lorsqu’il fait prendre la pause à son modèle. On peut ainsi reconnaitre le tableau « Marat assassiné dans sa baignoire » de Louis David par exemple.
L’artiste implique son modèle dans l’élaboration de son propre portrait. Il lui fait utiliser les déchets manipulés au quotidien pour recomposer intégralement le cliché original.
Ces portraits géants, entièrement faits de matériaux recyclables, seront à leur tour photographiés et ce sont ces épreuves finales, qui seront exposées et vendues.
Les fonds récoltés par la vente des œuvres seront redistribués afin d’améliorer le sort des trieurs.
Le film de Lucy Walker est avant tout un film social dont le sujet principal est la dignité de ces trieurs qui, malgré la situation dégradante dans laquelle ils se trouvent, ont su conserver une fierté qui transcende leur vie de misère.
Eddy Maes
Détails, résumé et disponibilité
Indices
Un film de Vincent Glenn
En décembre 2002 le Prestige (pétrolier de 77 000 tonnes) fait naufrage au nord des côtes de l’Espagne.
Du point de vue de la comptabilité officielle, c’est paradoxalement le naufrage du navire qui fit gonfler la richesse nationale du pays, alors qu’au même moment, le travail des bénévoles qui dépolluaient gratuitement les plages contribuèrent eux, d’un point de vue comptable, à faire baisser son Produit Intérieur Brut… ?!?
Le P.I.B.est une science statistique de l’état qui rend compte de la « richesse » d’un pays. Comment est-il calculé ? Représente t-il réellement le bien-être d’une société ?
Qu’en est-il aussi de l’empreinte écologique et de la capacité d’absorption des déchets qu’engendre une économie exclusivement basée sur le calcul du « taux de croissance »?
Le film de Vincent Glenn présente sous forme de 9 énigmes pertinentes, une très bonne réflexion sur les limites et incohérences de cette fameuse notion de P.I.B.
Eddy Maes







