Bifff, au jour… la nuit (6) : mardi 14 avril 2009

C’est la première fois que je me rends à une projection à 16h00 de l’après-midi et je suis curieuse de voir combien de gens viennent au Festival à cette heure là. Il y a effectivement peu de monde pour voir le film danois de Kasper Barfoed. Il faut dire qu’une fois de plus, le soleil est au rendez-vous et qu’il commence à faire bien bien chaud à l’intérieur des bâtiments…

The Candidate de Kasper Barfoed (2008)

Jonas, jeune avocat à la carrière prometteuse a suivi la voie de son père. Il est d’ailleurs le meilleur candidat pour le remplacer depuis que celui-ci a tragiquement disparu dans un accident de voiture. Jonas est persuadé que la dernière affaire défendue et perdue par son père n’y est pas étrangère. Et il n’a peut-être pas tout à fait tord puisqu’il se retrouve lui-même impliqué dans un homicide dont il n’a pas souvenir, gênant n’est-il pas ? Il ne lui reste que très peu de temps avant de prouver son innocence.
Pour un réalisateur inconnu et aussi jeune (décidément), Kandidaten répond au cahier de charge d’un bon thriller psychologique. Tension, retournement de situation, recherche dans la mise en scène et dans la texture (la pellicule a été traitée pour obtenir un grain grossier), tous les ingrédients sont là. L’acteur Nikolaj Lie Kaas (acteur attitré de Anders Thomas Jensen) interprète brillamment cet avocat contre qui tout semble se retourner. Une belle mise en bouche pour la suite de la soirée.

Outlander de Howard McCain

Prenez des vikings et un étranger venu mystérieusement du futur. Mélangez méticuleusement les deux en y intégrant un seul élément féminin pour deux jeunes hommes. Ajoutez un soupçon de loyauté et un Roi. Saupoudrez le tout de grosses méchantes créatures qui ressemblent à des dragons ayant croisé Alien. Laissez reposer l’ensemble 115 minutes et servez sans plus attendre, le public du Festival va adorer !

Outlander a tout du bon mauvais film, taillé sur mesure pour le public du Bifff : suffisamment mauvais que pour en rire et néanmoins divertissant que pour ne pas s’endormir. On s’amusera à noter en passant la présence de John Hurt qui a visiblement besoin d’agrandir sa piscine et de Ron Perlman pour la seconde fois au cours du même Festival (lire la chronique des Chroniques mutantes de Simon Hunter projeté le vendredi 10 avril).
Allez, on s’est bien marré quand même.


Red de Trygve A. Diesen & Lucky McKee

Le vieux Av et son chien Red se délassent au bord d’une rivière. Ce moment de paix est perturbé par l’arrivée de trois gamins stupides et méchants… tellement méchants que l’un d’eux, le leader du groupe, armé d’une carabine ne trouve rien de mieux que de descendre le chien sans aucun motif. En une fraction de seconde, Av a perdu tout ce qu’il avait de précieux, sa femme et son fils ayant disparus dans un incendie quelques années plus tôt. Il ne lui reste plus qu’à retrouver les coupables et d’essayer de faire appel aux forces de l’ordre. Lorsqu’il retrouve les familles des gamins, les parents ne veulent rien savoir et la police ne semble d’aucune utilité dans ce genre de délit. Av va devoir se débrouiller autrement.

Avec un scénario pareil, le film Red partait sur de très bonnes bases. L’acteur Brian Cox, quoiqu’un peu vieilli, a suffisamment d’expérience derrière lui pour tenir tête à ce genre de rôle tandis que le réalisateur Lucky McKee, qui avait marqué le Festival en 2003 avec son film May (et qui était reparti avec un Corbeau d’argent sous le bras) promettait de beaux lendemains. Oui, mais cela ne semble pas suffire car Red manque de rythme et d’un petit je ne sais quoi pour en faire un bon film. L’histoire est belle mais n’arrive pas à se positionner entre le drame psychologique, les personnages n’étant pas suffisamment analysés, et le thriller, trop mou et qui n’aboutit pas. Il aurait mieux fallu faire l’un ou l’autre pour donner plus de profondeur à ce film de fin de soirée. Finalement, « Red is dead ».

Brigitte Segers

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6 commentaires pour Bifff, au jour… la nuit (6) : mardi 14 avril 2009

  1. Ping : Bifff, au jour… la nuit (13) : mardi 21 avril 2009 « Passage 44

  2. passage44 dit :

    Ben oui, j’avais complètement oublié ce détail du film… Merci Michael.

  3. Mike dit :

    Red is Dead… c’est la Cité de la peur surtout !!!

  4. Jean-Grégoire dit :

    Ah, pas « Ed Is Dead » des Pixies, alors.

  5. passage44 dit :

    plutôt au film « Pulp Fiction » de Quentin Tarantino : réplique culte de Bruce Willis :

    « Who’s bike is that? »
    « It’s not a bike, it’s a chopper »
    « Who’s chopper is that? »
    « That’s Z’s chopper. »
    « Who’s Z? »
    « Z’s dead, baby, Z’s dead »

  6. passage44 dit :

    « Red Is Dead » : serait-ce une référence musicale, Madame Brigitte ?

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