Bifff, au jour… la nuit (9) : vendredi 17 avril 2009

Le site du Bifff commence a vraiment sentir le boudin saucisse et la différence de température en venant de l’extérieur (il pleut) accentue un peu cette impression. Heureusement que la salle de projection est épargnée par ces effluves bestiales et un peu écœurantes, cela va sans dire…

Cette soirée sera placée sous le signe du tout ou rien… si l’on compare les projections de 18h00 et 20h00.

Les Dents de la nuit de Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit (2009)

Sam, Prune et Alice, trio de sorteurs invétérés, arrivent à se faire inviter à la mystérieuse soirée ‘Nuit Médicis’, le pompon des sauteries de l’année avec embarquement en hélicoptère pour mener les convives au château du Duc de Journiac.

Superbe guindaille, alcool qui coule à flot et musique trépidante, tout semble parfait. Mais voilà, ce que les invités ne savent pas, c’est qu’ils vont faire partie du repas principal de la secte de vampires qui attendent sagement à l’étage que le diner soit servi. Et ils vont s’en donner à cœur joie (pour ne pas dire à gorge déployée)!

Si cela ne transparaît pas dans le synopsis, Les Dents de la nuit est un pastiche des films de vampire et n’y va pas de mains mortes avec les gros jeux de mots et blagues bien lourdes qui feront le bonheur des amateurs du genre. Personnellement, ce n’est pas ma tasse de thé et je me suis ennuyée durant le film (dans le genre, j’avais pourtant adoré la Cité de la peur de Alain Berberian). Si vous voulez voir un film de vampire un peu drôle,  préférez alors le Bal des vampires de Roman Polanski.

La bande-annonce des Dents de la nuit se suffit à elle même. A bon entendeur…

The Last house on the left de Dennis Iliadis (2009)

Mari et ses parents se rendent dans leur maison de campagne cachée au milieu des bois. Mari profite de son premier jour de vacances pour retrouvée son amie Paige qui l’attend en ville. Mais toutes deux tombent malencontreusement sur une bande de malfrats extrêmement violents. Après s’être rapidement débarrassés de Paige, ils s’en prennent à Mari en la violant avant de l’abattre froidement d’une balle alors qu’elle essaye de s’échapper. Ils se réfugient ensuite dans la maison des parents, ceux-ci ne sachant pas encore ce qui est arrivé à leur fille. Lorsqu’ils auront démasqué leurs invités, ils vont devoir venger Mari. Âmes sensibles s’abstenir !


En se basant uniquement sur l’affiche de « The Last house on the left », on aurait pu s’attendre plutôt à une histoire de maison hantée, ce qui n’est absolument pas le cas de ce film réalisé par Dennis Iliadis. Remake très proche de la version éponyme réalisée en 1972 par Wes Craven, ce Last house on the left ne fait pas dans la dentelle.

En 1972, Wes Craven s’inspirait lui-même de l’histoire racontée dans le film « La Source » de Ingmar Bergman (1960) qui reprenait une légende du 14ème siècle dans laquelle une jeune fille est violée puis tuée par trois frères voleurs de chèvres.

Ce premier film de Wes Craven avait marqué son époque à cause de la violence gratuite rarement montrée jusque là au cinéma. Wes Craven peut se targuer d’avoir inventer le genre « rape and revenge » et on apprend sur le Net que ce Last house on the left fut interdit d’exploitation au Royaume-Uni pendant 30 ans.

En discutant de ce film avec l’une de mes collègues, j’ai appris qu’en son temps, l’arrivée de ce film en VHS dans les collections de la Médiathèque a engendré tout un débat au sein de l’association, pour en arriver à la décision de ne pas proposer ce titre dans nos collections (fait très rare qu’il faut souligner). Les années se sont écoulées et ce qui pouvait paraître immontrable il y a 20 ans ne l’est plus nécessairement aujourd’hui, ce qui explique que ce film est finalement empruntable à la Médiathèque.

Cette nouvelle version de The Last house on the left est très proche de la version de 1972 (qui pourra sembler de nos jours juste un petit peu démodée et légèrement plus soft sur certains points). Dennis Iliadis se range bien du côté du film d’horreur et nous propose une première partie particulièrement glauque et réaliste (recopiant la volonté de Wes Craven à l’époque). Le film devient ensuite plus classique, avec son lot de tension et d’hémoglobine et on en arrive à être satisfait de voir autant de violence pour assouvir notre soif de vengeance qui semble presque logique.

A entendre les réactions très positives durant et après la projection, il ne serait pas surprenant de voir ce film remporter un prix. Plus que 3 fois dormir (ou pas) pour connaître la réponse.

Brigitte Segers

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3 commentaires pour Bifff, au jour… la nuit (9) : vendredi 17 avril 2009

  1. Ping : Bifff, au jour… la nuit (13) : mardi 21 avril 2009 « Passage 44

  2. passage44 dit :

    J’ai vu que Mum & Dad avait remporté le Méliès d’argent.
    Quant aux présentations des films, c’est pas terrible en effet, Jean-Paul nous manque beaucoup.

  3. Bardaf dit :

    En effet, Last House était plutot bien foutu, peut-etre moins malsain que l’original mais nettement mieux filmé. D’ailleur le public venu en nombre a apprécié la projection !

    A 22h The Children. Il est plutot rare de voir des enfants se faire tuer au cinema. Un bon petit film taillé sur mesure pour le bifff.

    A minuit par contre ca rigolait moins. Mum & Dad (a la presentation baclée par Eric – une fois de plus) est un film ultra malsain, limite dérangeant. Avec Stoic, les deux claques du festival pour ma part.

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