– Les clés du rock (3) : Lou Reed – Richard Hell

Continuons notre promenade dans le passé….. Qu’est ce qui relie Lou Reed à Richard Hell ?
Premier lien peut-être : New York, ensuite  l’un fait partie de la Beat Generation, l’autre de la Blank Generation, puis tous deux sont très arty, esthètes, dandys… et surtout sont  à la base de mouvements qui ont mis un bon coup de pied au train-train quotidien de la pop rock music ou appelez- la comme vous voulez.

Lou Reed

Transformer : 1972. Avec David Bowie à la production, un disque paru en pleine période glam rock (T.Rex, New York Dolls…). Cet album est un manifeste gay, qui parle également du mal de vivre, de New York et de ses quartiers mal famés. Incontournable !

Berlin : 1973. Son troisième album après l’aventure Velvet Underground. Il évolue dans une ambiance cabaret, des chansons qui parlent de déchéance, de dépression. Un disque merveilleusement sombre, obscur et glauque.

Metal Machine Music : 1975. Lou Reed est rongé par la drogue, il sort ce disque bruitiste fait de larsens et de feedbacks. Il fut très mal accueilli à sa sortie, à tel point d’ailleurs qu’il fut retiré de la vente pendant tout un moment.. Ce disque est considéré aujourd’hui comme l’un des fondements du mouvement noise.

New York : 1989. Lou Reed et New York sont indissociables. Il adore sa ville et il en est une figure emblématique. ll lui dédie donc ce disque. Après beaucoup de ratages musicaux, re-voici enfin du tout bon matériel. Des paroles plus parlées que chantées,  un disque d’écrivain, un recueil de textes.

Songs for Drella : 1990. Accompagné de son vieux collègue John Cale, ils composent tous deux une série de chansons en l’honneur de Andy Warhol (Drella), décédé trois ans plus tôt.  A nouveau une ambiance cabaret et une instrumentation sobre. La guitare pour Lou Reed et le violon ou les claviers pour John Cale.

Richard Hell & the Voidoids

Blank Generation : 1977. New York….. le CBGB…… les punks.
Début 70’s, il fonde le groupe Television avec Tom Verlaine, très vite il quitte le groupe. Ensuite, il rejoint Johnny Thunders & The Heartbreakers, et à nouveau il abandonne le navire. Il fini par créer son propre groupe : The Voidoids. Il est poète, dandy et nihiliste. Hell est à la base du mouvement punk new-yorkais avec ce disque – la génération vide.
La suite de sa carrière est franchement anecdotique. Mais ce disque-ci est vraiment le pilier d’un mouvement qui a changé la face du rock, comme je vous le disais plus haut . Merci les punks !  Après eux c’était plus pareil et c’est très bien !

A tout bientôt pour d’autres perles .

Brigitte Molenkamp

 

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