– Les clés du rock (4) : The Residents

The Residents, un groupe mythique qu’on connaît sans connaître… Je m’explique.
Nous sommes nombreux à avoir dansé sur le mix des 2 Many Dj’s où ils entrecroisent astucieusement Frank Delour et the Residents, entre les deux ont entend l’intro de Billie Jean de feu Michael. On se dit qu’ils ont bien réussi le mixage. Que nenni ! les fameuses notes à la basse font partie du morceau Kaw-Liga des Residents !  Hé hé ! Ceci dit les frères Dewael mixent très bien, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.
Donc voilà pourquoi on connaît the Residents. Mais qu’ont-ils fait d’autre ? Oups ! On donne sa langue au chat ?
Je vais vous les présenter :

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que dès leurs débuts ils se sont cachés derrière des masques représentant un œil gigantesque et ils étaient fréquemment vêtus de smokings. Au rayon de l’anonymat, ils peuvent donner des leçons à Devo ou à Daft Punk.

Deuxième chose à savoir, c’est qu’ils sont passés maîtres pour lancer de fausses rumeurs et brouiller les pistes, ce qui veut dire que l’on trouve des anecdotes les concernant sur le net et dans les livres, mais est-ce bien vrai ? On va partir du principe que oui, en général l’info est bien réelle, mais prenons tout de même des pincettes !
Ces musiciens californiens ont commencé leur carrière d’iconoclastes à la fin des années 60. Ils sont de la même génération et région qu’un autre loufoque : Frank  Zappa, encore un musicien d’avant-garde. Mais c’est en 1972 qu’il sortent leur premier album « Meet the Residents » un pastiche des Fab Four. Voici quelques unes de leurs créations, j’aurais facilement pu en citer d’autres, mais il fallait choisir,  voici  quelques pistes…

Ils ont également produit des cd-rom et des dvd’s.

The Residents

Presents the Thrid Reich’n Roll : 1976. Deuxième album des californiens farfelus et touche à tout.  Ils osent aussi bien explorer tous les genres, que tous les instruments. Sur ce disque, ils s’approprient des tubes sixties qu’ils décortiquent et dont il ne reste plus que le squelette qu’ils rhabillent ensuite à leur manière. Un disque controversé à sa sortie autant à cause de la pochette, qu’à cause du détournement musical qu’il contient.

Duck Stab : 1978. Avec leur cinquième album, ils réagissent à la critique d’un journaliste qui prétend que les jeunes ne s’intéresseront jamais aux disques des Residents puisque leur musique est indansable. Le titre Constantinople qui ouvre le disque est sans doute le plus « pop » qu’ils aient écrit. Ironie de l’histoire, c’est que ce disque a marqué et a été cité comme référentiel à toute une génération indie punk de l’époque.

Eskimo : 1979. Soit-disant une collection de chants Inuits. Compositions basées sur des effets sonores charriés çà et là et des instruments faits maison – instruments prétendus esquimaux. Ils y ont ajouté de la musique électronique, des petits bouts de bandes collés, triturés et remontés à l’envers. Info ou intox ? Il paraît que dans les chipots électroniques, il y aurait des musiques coca-cola détournées, bouclées et assemblées aléatoirement.
N’empêche, cet album reste résolument moderne.

Commercial Album : 1980. Ce n’est peut-être pas leur meilleur album, mais bien le plus accessible. Avec l’aide de Fred Frith et Chris Cutler (Henry Cow),  Don Preston (Frank Zappa) et Snakefinger , ils ont fabriqué des musiques pour des publicités imaginaires, quarante  plages d’ une minute. Info ou intox ?  Ils auraient acheté quarante minutes d’espace publicitaire en radio pour pouvoir passer leur disque  sur les ondes.
Le cd contient 10 plages supplémentaires dont  une cover de Jailhouse Rock ou Hit the Road Jack.

Stars & Hank Forever : 1986. Ils détournent les musiques country de Hank Williams et de John Williams Sousa. Pour la petite histoire c’est sur cet album que l’on retrouve le fameux Kaw-Liga avec le sample de Billie Jean.
Si ça vous amuse de comparer des versions de cette chanson, je vous propose ceci :
La version originale par Hank Williams
La version Country Girls
La version Thai Beat à Go-Go la plus kitsch assurément.

Bonne découverte

Brigitte Molenkamp

 

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