– L’Histoire vue au travers des pochettes (épisode #1)

A explorer le bac des compilations funk-soul de la médiathèque de Bruxelles, une image apparaît, revient, se décline, s’impose à nos yeux presque tous les 10 disques on a l’impression.

Laquelle ? Vous l’avez peut-être deviné, c’est la célèbre coupe « Afro ».

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Hé oui, les cheveux frisés, englobant le visage d’une rayonnante sphère noire et crépue. Courte ou volumineuse à souhait, montée à l’aide de son peigne à longues dents, l' »afro » est devenue un symbole important de la communauté noire-américaine. Portée par tant de musiciens – jazz, funk, soul, disco, hip-hop et bien plus -, on se doute qu’elle doit avoir une histoire, une signification profonde, une origine quelque part. Mais où d’ailleurs ?

Des indices dans les pochettes de disques ? Afin d’accrocher l’attention, interpeller une culture ou annoncer la couleur, celles-ci condensent en elles pleins d’éléments signifiants. Elles nous racontent des histoires, mais aussi, quand la musique se fait l’expression des conditions d’un peuple, nous rappellent à l’Histoire.

A regarder toutes les pochettes reprenant l’ « afro », la coupe n’a pas toujours l’air d’être juste là en tant que coiffure de l’artiste, pris en photo. On joue avec sa ligne ronde, la met en situation, on crée un clin d’œil…

Mmmm   Qu’y a-t-il à lire derrière tout cela ?

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C’est ce que l’on se propose d’explorer ici, en quelques posts – un feuilleton-enquête sur le blog,

L’Histoire vue au travers des pochettes.

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Episode # 1 – Fierté et beauté affirmées de l’ « afro »

Roberta Flack, the Supremes, Sly Stone, Betty Davis, James Brown toujours un peu en oblique, Aretha Franklin et Nina Simone un moment, Herbie Hancock, Rosetta Hightower, Lakeside,  …  on la retrouve déclinée diversement au sein des Isley Brothers, parmi les Ohio Players, sur 3 des 4 têtes des Meters, et bien sûr sur toutes celles du seul groupe où elles se trouvent pareillement couronnées, les Jackson 5.

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Dans les années 60-70 la coupe afro est très populaire chez les chanteurs afro-américains, mais aussi chez les afro-caribéens, les afro-latinos et bien sur chez les africains.

Mais à cette époque, faire ainsi tenir ces cheveux frisés dans toutes les directions de l’espace ne relève pas juste d’une mode esthétique pour faire « funky ». Celui qui choisit de la porter, la prenant tel un vrai symbole culturel, décide souvent de s’exprimer politiquement à travers elle.

Pour le comprendre, descendons dans l’histoire de la Lutte pour les Droits Civiques, toujours dans les 60-70’. S’articulant en de nombreuses époques et mouvements, autour de divers slogans synthétisant les mots d’ordre et les aspirations de la communauté noire, on y retrouvera le « Back to Africa », le « Black Is Beautiful » et le « Black Power ».

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Avec le Black Is Beautiful, les Afro-Américains affirmeront leur culture comme indépendante de celle des Blancs, sous plusieurs aspects, refusant par là la dépendance aux canons blanc de l’époque. Car même si l’esclavage est aboli depuis un siècle, la communauté est toujours dépréciée, considérée comme une race inférieure et traitée telle, ces vues pénétrant jusqu’aux conceptions même d’une partie de la communauté noire, à son propre sujet.

Le mouvement veut résister à cet endoctrinement racial, ainsi qu’au mouvement d’allégeance à la culture blanche afin de mieux se faire considérer. Il invitera entre autre les Noirs à ne plus se défriser les cheveux. A ne pas essayer de ressembler au blanc.

La coupe afro s’inscrit là-dedans, l’affirmation de la beauté et fierté des noirs tenant aussi dans les particularités de leurs cheveux à pouvoir tenir cette coupe, mais pas uniquement.

Fin 60’ les affrontements interraciaux se cristallisent en émeutes et répressions envers la communauté. Le mouvement « Black Power », lancé entre autres par Malcolm X, donne lieu à la constitution de groupements de résistance armés.

L’un d’eux adopte une ligne esthétique très reconnaissable. Cuirs noirs, lunettes noires, bérets, défilés de militants armés … le Black Panther Party (for Résistance) reprendra aussi l’ « afro » comme signal et élément fort de la « power » de leur peuple.

Nombreux « chairmen » et leaders féminin du B.P.P. porteront ainsi la coupe.

Huey et Frederika Newton, George Jackson, Angela Davis, Kathleen Cleaver, Assata Shakur… ont ainsi marqués l’Histoire et les mémoires visuelles de chacun de leurs têtes auréolées de boucles noires, levant le poing en signe de protestation politique. Celle d’Angela Davis est la plus retenue.

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Angela Davis est réputée la femme engagée politiquement la plus connue portant cette coupe. Militante ayant rejoint le parti communiste et le B.P.P., elle est aussi célèbre pour ses luttes féministes… au sein de la communauté même. C’est en effet dans son parcours militant qu’elle se heurtera au sexisme d’une partie du mouvement nationaliste noir – on lui reproche notamment le rôle de leader qu’elle est amenée à assumer. Le leadership masculin y étant un moyen pour les hommes noirs de regagner leur dignité face aux Blancs, la place des femmes au sein du mouvement ne pouvait par conséquent qu’être subordonnée à celle des hommes. Davis estime au contraire qu’un authentique mouvement de libération doit lutter contre toutes les formes de domination : l’homme noir ne peut se libérer s’il continue d’asservir sa femme et sa mère.

Une conspiration du FBI tente de la faire condamner à mort en 69 ; ce seront les pressions de mouvements de protestations mondiaux (appuyé même en Europe par Sartre) qui amèneront finalement à la faire innocenter après deux années de prison. Le badge « Free Angela » s’est porté par milliers.

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Toujours à chercher dans les pochettes de disques, l’une d’entre elles capte notre attention, celle du coffret d’enregistrements du festival Wattstax (appelé le Woodstock noir). Gigantesque festival de commémoration des émeutes de 65, ayant eu lieu dans le quartier de Watts à Los Angeles , l’édition de 1972 rassemblera toute la crème des musiciens du label Stax. L’ « afro » est sur toutes les photos, portée par nombreux protagonistes importants. Parmi eux, le révérend Jesse Jackson.

Pasteur héritier de Luther King, ayant fondé le mouvement P.U.S.H. (People United to Serve Humanity), il est le premier afro-américain à se proposer à la présidentielle des USA, (il obtient 3,5 millions de votes lors des primaires en 85, ce qui lui donna la troisième place chez les démocrates).

En introduction du festival Wattstax, portant une coupe afro immanquable depuis le fond du stade, il déclamera un profond discours, faisant réciter et répéter en chœur par la foule son célèbre  poème  « I Am Somebody ».

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I Am   Somebody  –  I Am    Somebody  –  I May Be Poor   But I Am   Somebody  –  I May Be Young   But I Am   Somebody  –  I May Be On Welfare   But I Am   Somebody  –  I May Be Small   But I Am   Somebody  –  I May Make A Mistake   But I Am   Somebody  – My Clothes Are Different   My Face Is Different   My Hair Is Different   But I Am   Somebody  – I Am Black   Brown   White   I Speak A Different Language   But I Must Be Respected   Protected   Never Rejected  –  I Am   God’s Child  –  I Am   Somebody

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Le discours est repris dans les enregistrements.

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(Jackson en fushia au centre)

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On le comprend, la signification de l’ « afro », symbole associé à la lutte de la communauté noire contre la ségrégation et colonisation blanche, s’élargit à celle de lutte contre toutes formes de domination.

Tiens, sur d’autres pochettes, on voit d’ailleurs James Brown porter une coupe plus afro qu’à l’habitude, sur l’album « Revolution of the Mind », …derrière grillage et barreaux. Pareillement, Jill-Scott Heron sort son « the Revolution Will Not Be Televised » sur un album, « Pieces of A Man » où sa coupe sera la mieux « afro » de sa discographie … and so on.

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Mais, revenons à ces pochettes de compilations funk-soul qui avaient attisé notre attention au départ. Souvent il s’agit d’un dessin, reprenant plusieurs personnes, à diverses échelles et perspectives, style graphique tiré des affiches de films d’un certain courant de la même époque.

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Début 70, un enjeu similaire se joue en effet dans un autre registre de la culture noire, la production cinématographique. Las de devoir se nourrir de films aux héros toujours blancs, où les afro-américains apparaissent toujours dans des rôles secondaires (souvent de danseurs de cabaret, serveurs, bandits, esclaves ou autres faire-valoir), la communauté est en attente d’autre chose à quoi s’identifier. Créé par des réalisateurs et producteurs autant blancs que noirs, le mouvement Blaxploitation va revaloriser l’image des afro-américains, les faisant jouer dans des rôles de premier plan, enfin en situations d’hommes et femmes fiers et libres de leurs choix de vie.

Pratiquement tous les styles ont été couverts ; voyageant dans le temps et les imaginaires, la sphérique coupe noire était souvent de la partie :

Suçant le sang aux cous de ses victimes, Vonetta McGee caresse la nuque de ceux-ci de son afro oblongue (Blacula), Jimi Kelly, Bruce Lee noir, manie nunchaku avec souplesse et prestance, la tête auréolée d’une ferme et imposante coupe (Black belt Jones).

Menant une rébellion de gladiatrices (!) – qui en ont assez d’affronter lion et guerriers pour le plaisir spectaculaire de leurs oppresseurs masculins – Pam Grier, cette grande icône du cinéma noir, manie le trident dans le péplum the Arena, portant l’ « afro » dans l’arène romaine.

Dans le western le port du stetson rend par contre difficile le port de la coupe (Boss nigger). Agent secret spécial des USA, Tamara Dobson décime les cartels de la drogue au canon scié, fourrure et bel afro dans Cleopatra Jones.

Un ancien agent secret déclenche lui une révolution des ghettos noirs à travers tout le pays dans le film politique engagé the Spook who sat by the door… rendez-vous avec l’ « afro » garanti. Dans Shaft la coupe se fait là plus discrète.

L’iconographie typique des affiches de film blaxploitation marquera les imaginaires. On la retrouve sur de nombreuses pochettes de B.O correspondantes (celles-ci étant composées par tous ces même musiciens, Roy Ayers, James Brown, Isaac Hayes, Curtis Mayfield…).

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Arrêtons-nous un moment sur Foxy Brown, un des films phare du genre. Interprétée par Pam Grier, Foxy est une femme au caractère fort qui ne se laisse pas faire. Après l’assassinat de son compagnon, agent fédéral ayant lutté contre les cartels de la drogue sévissant dans les communautés noires, la voici à prendre en main l’application d’une justice faisant défaut. Avec une volonté et coupe afro imposantes, elle remontera d’abord seule la chaîne du crime. Mais, nouvel assassinat, la situation s’aggrave. Foxy va demander l’aide armée de ses frères pour parachever son plan.
Au mur du local où ceux-ci se réunissent, se retrouve affichées deux têtes englobées de la fameuse coupe, l’une d’elle est celle d’Angela Davis. Au-dessus, une bande rouge « Black Is Beautiful ».
Mais c’est en fin de film que celui-ci offrira à la communauté une des meilleures images imbriquant les deux sujets discutés ici. En présence de la haute patronne du cartel qu’elle a pu approcher de près après avoir été fouillée, Foxy se rend enfin justice en tirant un petit revolver dissimulé… dans son afro ! Tirant de celui-ci à bout de bras les deux mains le saisissant, l’image est rentrée de manière indélébile dans l’imaginaire afro-américain.

Mais était-ce là, dans le Black Is Beautiful, le B.P.P., la Blaxploitation, … que l’ « afro » avait acquis cette signification d’affirmation fière de soi, expression d’une résistance à la colonisation culturelle quelle qu’elle soit ?

Pas uniquement.

C’est là que l’Histoire nous amène dans des chapitres insoupçonnés de prime abord.

Près de cent ans auparavant et sur un autre continent, s’écrivent des chapitres importants de notre histoire mondiale.

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Fin du 19ième siècle, toute l’Afrique est aux mains du colonialisme européen . . .  sauf l’Ethiopie, dernière nation libre du continent noir. Et en 1896, à la célèbre bataille d’Adoua, l’Ethiopie du roi Ménélik II vainc l’invasion italienne. C’est la première fois qu’un pays d’Afrique gagne une bataille majeure contre la colonisation européenne !

L’événement annonce une nouvelle ère. Comme le dit l’historien Berhanou Abebe. « Pour les peuples qui combattront le colonialisme et les militants qui se battront pour la liberté en Afrique, dans les Caraïbes et dans le reste du Tiers-monde, Adoua pose les bases de la négritude, du mouvement panafricaniste et des mouvements pour les droits civiques aux États-Unis ».

Une trentaine d’années plus tard, en 1924, sous le règne de l’empereur Hailé Sélassié, l’Ethiopie, alors encore nommée Abyssinie, est le premier état africain à entrer dans la Société des Nations…  où siège aussi l’Italie.

Mais dans les années 30, comparée aux autres nations européennes, l’Italie est assez en retard dans la constitution de colonies en Afrique. Mussolini est au pouvoir et, voulant aussi nettoyer l’affront de 1896, use d’un faux prétexte pour lancer une nouvelle invasion en 1935.

L’idéologie raciste et fasciste de Mussolini s’accommode en effet mal de la présence de l’Ethiopie à la Société des Nations, qu’il juge « indigne de figurer parmi les peuples civilisés ».

Ha hem, « c’est celui qui le dit qui l’est » répliquerait mon petit neveu.

Sommant son général Badoglio de pilonner les hôpitaux et centres de la Croix Rouge, de fusiller tout résistant fait prisonnier ou blessé (alors que l’Ethiopie enterre dignement les tués italiens), d’ « utiliser, même à grande échelle, toutes les armes chimiques ou lance-flamme », Mussolini dirigera une invasion particulièrement barbare.

Les villages éthiopiens sont les premiers de l’Histoire à subir de la sorte des armes chimiques interdites par la convention de Genève, bombes à ypérite tuant toutes formes de vie – humain, bétail, végétal – contaminant l’eau et les sols, réduisant l’opposant au jeûne forcé…  les Italiens descendant après à terre pour abattre les survivants. Les monastères et leurs bibliothèques ancestrales seront aussi détruits, les moines massacrés… Les dignes guerriers éthiopiens seront pour le moins surpris par ces méthodes et, à travers leur religiosité, finiront par percevoir l’armée italienne comme une véritable armée de démons.

« Il est une chose impossible à reconstruire – dira l’empereur après la guerre – c’est l’estime à jamais brisée qu’on aurait put avoir pour un ennemi loyal. »

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Ayant subi un embargo de nombreuses années, l’Ethiopie ne possède pratiquement pas d’armement moderne.  L’empereur demandera à la Société des Nations des armes pour se défendre… mais ne recevra une réponse que six mois après le début de l’invasion.

Le pays se fait donc rapidement envahir par l’armée italienne.

Néanmoins, Sélassié ne signe pas d’armistice, sauvegarde ainsi l’indépendance de son pays et affirme que celui-ci ne reconnaîtra jamais sa soumission. Il se rendra au siège de la Société des Nations pour dénoncer, le 27 juin 1936, les méthodes barbares et l’absence de respect de la convention, en vain. Il restera ensuite en Angleterre afin de permettre à la résistance de continuer à œuvrer.

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(H. S. à la S.D.N.)

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Pendant six ans, les patriotes éthiopiens opposeront une résistance des plus pugnaces jamais réalisées, rendant le général Graziani – nommé gouverneur d’Ethiopie – incapable de mettre fin à l’insurrection (il démissionnera même en 37, laissant la place au Duc d’Aoste). Au début, la résistance est le fait de groupes autonomes non-coordonnés, regroupant en son sein aussi de nombreuses femmes ! Puis progressivement, elle s’organise en mouvement. Le pays sera finalement libéré en 41 avec l’aide des alliés.

Pour une seconde fois dans l’Histoire, les guerriers éthiopiens, peuple digne du berceau de l’Humanité, défont la tentative de colonisation des blancs européens.

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Mais qu’est-ce que toute cette longue parenthèse a à voir avec notre coupe afro ?

C’est qu’il faut bien conscientiser tout ceci pour comprendre la suite de l’enquête-feuilleton.

Jetez un coup d’œil aux têtes de ces valeureux patriotes et vous le comprendrez vite.

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(l’empereur Hailé Sélassié)                                (le Ras Desta Damtew)

(Zewditu Gizaw)     (le Dejazmach Geressu Duki)

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La coiffure crépue bouffante traditionnelle de ces combattants, hommes et femmes, héros de toute la communauté noire à travers la planète, va devenir un modèle pour le style afro.

C’est donc dans ce chapitre assez méconnu de l’Histoire (l’usage des armes chimiques ayant d’ailleurs été caché au peuple italien et ordonné d’être démenti en cas d’annonce dans la presse) que la diaspora africaine puisera aussi des significations pour cette coupe de cheveux si populaire.

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Dans les années 80 la coupe trouvera moins d’amateurs pour la porter.

Mais elle reviendra au goût du jour dès les années 90 et 2000, de nombreuses chanteuses du mouvement nu-soul la portant, avec une connotation plus « roots » – la coupe moins parfaitement sphérique et maitrisée, mais plus sauvage et libre, léonine : Macy Gray, Jill Scott, Erykah Badu, Lauryn Hill (tiens vous ne voyez pas une ressemblance d’esthétique avec la photo de cette résistante plus haut ?) et plus récemment Nneka,  en sont les meilleures représentantes !

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. . . Léonine ?

Tiens, cette coupe aurait-elle une autre signification que l’affirmation fière de la beauté de son être et la lutte pour le faire respecter ?

C’est ce que l’on explorera prochainement.

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– – – Ne manquez pas le prochain épisode, où l’on retrouvera les anciens guerriers d’Adoua, nos chanteuses et chanteurs roots, mais aussi le lion de Judée et sa tribu….     to be continued. – – –

(vous trouverez l’épisode #2 ici)

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You need to pick your afro daddy because it’s flat on one side, what are you waiting on? Well if you don’t pick your afro -you gonna have one side high.” Erykah Badu – Afro

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Pierre Deruisseau

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Références médiathèques :

– Pour l’ « afro » chez les musiciens afro-américains, les données sont innombrables

– Pour Angela Davis – quelques enregistrements de ses discours, entre autres sur les prisons :

HA 8234 –  X 693Z –  HD 1348

– Pour le Black Panther Party :

sur le meutre du chairman  Fred Hampton  –  TH0751

une histoire du parti  –  TH1045

un court-métrage d’Agnès Varda filmant un meeting  –  TJ9361 – où Kathleen Cleaver et quelques autres femmes parlent de leur « natural » coupe de cheveux.

un discours de Boby Seale, un des deux fondateurs du party  –  HD1348

deux compilations des airs de musiques hymnes du B.P.P.  –  K1085 –  K1086

– Pour le Blaxploitation :

Foxy Brown  –  VF 5837 –  YF 8095

Cleopatra Jones – VC 4607 –  YC 5539

Coffy – VC 6515YC 6205

Blacula – KP 0680

– Pour Wattstax  –  K 2157 coffret 3 cd –  K 8636 le film !

mais aussi TB7761 –  un documentaire sur le label Stax

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8 commentaires pour – L’Histoire vue au travers des pochettes (épisode #1)

  1. Ping : l’Histoire vue au travers des pochettes # 3 « La média de Bruxelles

  2. chris dit :

    le court metrage est vraiement bien, allez le voir

  3. ana dit :

    Et encore un autre volet possible à explorer, bien que cela va propbablement très loin: le lien entre la portée de la coupe et la libération des ‘lyrics’. En tout cas, cela s’applique pour Roberta Flack et Betty Davis…

    Tx, merci!

  4. ana dit :

    Hey Pierre,

    Excellent comment tu arrives à écrire/décrire/résumer le tout!
    Je le garde comme référence et une piste à suivre la prochaine fois que je suis à la Médiathèque.
    Ce qui m’intéresse aussi: où as-tu trouvé les références historiques?

    Fan pour la suite :-)!
    An

  5. Pierre D dit :

    Bonjour LPG
    (Peggy ?)

    eh oui, détour prévu !
    (ne dévoilons pas tout ce que l’on va y trouver d’ailleurs : )

    c’est pour cela que le feuilleton, rien que pour la coupe afro, va se faire en 3 épisodes minimum . . .
    (et y aurait surement encore plein à dire – moi je n’ouvrirai qu’une série de pistes, en fonctions des infos et pochettes trouvées, suis pas expert )

    Yep, pour le rapport au corps, je viens de voir Malcolm X de Spike Lee.
    Le film commence par le jeune Malcolm chez le coiffeur et sa séance limite d’auto-torture avec les produits brulants . . . C’est pas pour rien qu’il commence le film par cette scène.

    J’y reviendrai avec la dimension « roots »

    merci pour le lien,

    pierre

  6. LPG dit :

    J’imagine que le fil que tu tires va t’amener aux dread locks ? Je pense qu’il faut aussi prendre en compte un point de départ très pragmatique : lorsqu’on a les cheveux crépus essayer de les rendre lisse ressemble à une torture. Fers brulants et aujourd’hui produits chimiques dangereux… La dimension symbolique de rébellion capillaire est aussi à mettre en rapport avec cette période des années 70 ou le corps reprends une place centrale, parfois excessive, chez les hippies et babs mais aussi dans toute la société (mouvements féministes par exemple) jusqu’à finir par dégueuler de centralisme dans les années 80 (body building, chirurgie esthétique…)
    Remettre le corps au centre c’est aussi ne pas l’agresser en permanence…

    Tu te lances dans une grande aventure avec ton détour par l’Ethiopie : comment ne pas parler du rastafarisme,de Marcus Garvey et par extension du lien entre les mythologies afro-américaines et le judaïsme ! (1)

    Bonne route :D

    1) voir De l’impossibilité de Sammy Davis Jr., par Alfred

  7. Pierre D dit :

    Merci

    Oui ! J’oublais de mentionner son court-métrage dans les références (mais je ne l’ai pas encore vu).
    ‘ vais rajouter deux-trois éléments autour du Black Panther Party.

    p

  8. globeglauber dit :

    Des jeunes femmes, militantes ou sympathisantes de la cause afro-américaine, en parlent explicitement dans une séquence du court-métrage « Black Panthers » d’Agnès Varda (TJ9361)

    gLgL

    ps// j’allais presque oublier: billet exemplaire!! félicitations!

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