– Benoît Mernier à la mBxl : une idée heureuse

Hier soir, Benoît Mernier, compositeur de musique « d’aujourd’hui » (dénomination qu’il préfère à « contemporaine »), a exposé au public qui avait répondu à notre invitation quelques idées heureuses et lumineuses.

Comment devient-on compositeur ? L’étiquette est pesante quand on débute, quand la mission du compositeur est de s’inscrire dans l’Histoire, rien que cela !

Benoît Mernier a eu la chance d’être toujours encouragé dans cette voie, notamment par Philippe Boesmans, qui l’aidera de manière informelle et ensuite deviendra son professeur de composition.

Pour Mernier, être compositeur, c’est être à l’écoute du monde et s’en faire l’écho. De la sorte, lorsque que l’on est à l’écoute d’un créateur, l’on est à travers lui à l’écoute du monde.

Benoît Mernier, un visage lumineux !

La rencontre fut aussi l’occasion d’aborder plus en détail son opéra Frühlings Erwarchen. Sa genèse se trouve dans une sollicitation de Bernard Foccroulle en 1999. Une fois l’idée digérée, Benoît Mernier est parti à la recherche d’une œuvre littéraire à adapter : ce sera l’Eveil du Printemps de Frank Wedekind, une oeuvre en langue allemande du début du XXème siècle qui traite de l’éveil d’une jeune fille à la sexualité.

Il faut également trouver un librettiste et un metteur en scène, ce seront respectivement Jacques De Decker et Vincent Boussard.

Pour le travail de composition à proprement parler, Benoît Mernier explique qu’il estime que son action dans ce cadre est de retrancher une part de l’œuvre littéraire – tout ce qui n’est pas constitué par les textes chantés –et de lui adjoindre une nouvelle composante qui transpose sous une forme musicale tout ce qui a été ôté. Il prend l’exemple de l’œuvre littéraire de John Steinbeck Of Mice And Men dont la première scène est une superbe description de paysage qui, dans une adaptation scénique, ne peut être rendue que par la musique.

La conversation, avec Noël Godts de la Médiathèque, a également abordé l’éveil musical du jeune Benoît Mernier, de l’importance dans cet éveil de Bach, de Debussy et aussi du stationnement du Discobus de la Médiathèque à Bastogne.

Mernier terminera la rencontre en évoquant son intérêt pour d’autres compositeurs d’aujourd’hui : Magnus Lindberg, pour son travail conjoint sur le rythme et l’harmonie, George Benjamin, pour sa réinvention permanente, ou l’Argentin Oscar Strasnoy.

Jean-Grégoire Muller

 

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