– Du super concentré de coups de coeur

Quand il s’agit de partager douze mois de découvertes agréables, bouleversantes, drôles et intelligentes  ou bêtes et méchantes, on fonce! Résultat, une sélection de plus de 150 titres qui touchent à tous les genres et parlent à tous les sens. Avant de les mettre à votre disposition, gentiment alignés dans un bac et n’attendant que vous, la liste fut dévoilée, en avant-première, à la courageuse assistance qui brava le froid pour nous rejoindre. Au menu: extraits éclairés de films, documentaire et manga, un quizz un brin déjanté et en ouverture un montage sonore que vous pouvez écouter ci-dessous. Il dure 13 minutes, on peut donc dire qu’il s’agit de la partie émergée de l’iceberg, c’est un peu comme regarder par le trou de la serrure… L’avant-goût d’un voyage à travers le temps et les continents, ouvrez bien les oreilles!

Pour en savoir un peu plus sur le contenu de ce montage, c’est par ici…

En ouverture vous pouvez entendre un battement de coeur, extrait de notre vénérable  collection de bruitage.

Ensuite, un court passage d’une transcription pour violoncelle et orchestre à cordes de « Nunc dimittis », 5ème hymne des Vêpres de Rachmaninov par Sonia Wieder-Atherton. Les Vêpres de Rachmaninov sont un des sommets de la musique religieuse orthodoxe russe. Chef d’œuvre de l’art choral, elles furent composées en 1915. Inspirées par le patrimoine musical russe, la musique populaire et l’admiration qu’éprouvait le compositeur pour les œuvres de Tchaïkovsky. Il s’agit de la première plage de l’album « Chants d’Est » déjà chroniqué sur ce bolg (ici). Quelques chants d’oiseaux plus loin c’est Denis Podalydès qui vous parle. Amoureux de la voix, passionné de lecture, il nous livre avec « Voix off«  un vibrant essai sur celles-ci. Sa propre voix, en tant qu’acteur et lecteur de textes littéraires mais aussi les voix des grands hommes de théâtre, de cinéma et de radio qui l’ont précédé et inspiré (d’Orson Welles à Jean Vilar). Sans oublier les voix de la « grande » et des petites histoires : voix des hommes politiques et hommes d’état, voix des membres de sa famille. Si cela vous parle, ainsi que les textes lus en général, je vous invite à lire l’article de ma collègue Françoise, concernant notre « bibliothèque sonore » (ici).

C’est un conteur d’un tout autre genre qui vient ensuite, il s’agit de Carl. « J’enregistre le bruit de ta machine » est une des plages tranquilles de l’album, souvent  plus agité, « Où poser des yeux« . Il s’agit du premier disque de l’artiste. Petite parenthèse, il est paru sur le label bruxellois « Humpty Dumpty » tout comme dernièrement « A l’aveuglette » le dernier Françoiz Breut ou « Facial » de K-Branding. Certains avait déjà pu repérer Carl lors du concours « Musique à la Française 2008 ». En effet, en live il paraît qu’on ne peut que le remarquer, il avait d’ailleurs reçu le prix de la Médiathèque si ma mémoire est bonne. Issu du monde de l’édition et de la bande-dessinée il aime créer des personnages et des histoires; il est donc passé du dessin à la chanson pour donner vie à ses (anti-)héros de carton. Il s’est notamment associé à Noza (Beatmaker/rappeur) et ses influences musicales très variées. Il faisait également partie de notre Sélec d’octobre. Encore un amoureux de la voix pour poursuivre, il s’agit de Fredo Viola. Adolescent, il fut soprano professionnel dans une chorale et la voix reste au centre de son travail. Il tisse tout d’abord de multiples lignes vocales ajoutant par la suite des instrumentations électroniques ou acoustiques.  Il raconte que tous ses morceaux sont en « charabia » au début. Les mots viennent ensuite mais pas toujours, car pour lui ils sont moins importants que les émotions profondes qu’ils pourraient générer. Une partie de ses textes reste donc un assemblage de syllabes abstraites. Il crée une musique mêlant le chant, la pop, l’électro, la musique classique et les hymnes religieux ou les ballades médiévales.

C’est Filastine et Fever Ray qui nous emmènent vers les sommets de décibels de cet ensemble jusqu’ici plutôt sage. Et encore, pas de déferlement sonore violent mais une intensité propre à chacun. Filastine, percussionniste basé à Barcelone, connu pour avoir collaboré avec DJ Rupture autant que pour ses collages hallucinants mêlant électro, dubstep, hip hop, musique des balkans, percussions acoustiques et musiques traditionnelles, … Le morceau « Como fugitivos » doit d’ailleurs beaucoup à la voix gitane de La Perla, prise de voix réalisée dans une cave squattée de Grenade, paraît-il. L’album « Dirty Bomb » avec également été chroniqué dans La Sélec en juin, à suivre ce magazine non ? Pour  « When I Grow Up », c’est Karin Dreijer Andersson, la moitié féminine des Suédois de « The Knife », qui y va de son projet personnel, Fever Ray, pour vous filer la chair de poule.

Et pour finir sur une note légère, avec un air qui risque bien de vous trotter dans la tête: « Ye Johnny Ye » par Alfred & Rita Rose. C’est un extrait de la compilation « Konkani Songs« . « An indian masala mix from the ’60’s to ’70’s » par le label Trikont. Une musique légère voir kitchounette mais chargée d’histoire (genre plusieurs siècles de colonisation portugaise) et deux articles pour aller plus loin, un sur le label Trikont (ici) l’autre sur cet album (ici).

J’espère que tout ceci vous aura mis en appétit et vous incitera à vous plonger dans notre » Best of 2009″ et pourquoi pas nous communiquer le vôtre? Bonnes fêtes à tous!

Geoffrey Briquet

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A propos La média de bxl

La médiathèque de Bruxelles Centre : un repaire de découvertes et de passions. Nous aimons les musiques, les films, le multimédia. dans tous les genres, tous les courants. A la recherche de titres précis ou envie de découvertes ? Nous vous proposons plus de 100.000 titres musicaux et audiovisuels en accès direct, ainsi que des sélections ciblées. La médiathèque, c’est cinquante ans d’histoires culturelles enrichies au quotidien par des mélomanes et cinéphiles rodés au défrichage de répertoires et tendances sans cesse renouvelées. Bienvenue !
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2 commentaires pour – Du super concentré de coups de coeur

  1. Geoffrey dit :

    C’est déjà pas si évident de dresser un top 10 mais si en plus il faut donner un ordre ça devient le casse-tête! On se rejoint sur Fever Ray bien sûr mais aussi The Bony King of Nowhere et Balimurphy qui était dans mes coups de coeur épinglés tout au long de cette année en chanson française. Empire of the Sun m’a surtout marqué pour sa pochette :) et là je me dis qu’il est plus que temps que j’écoute Phoenix et Birdy Nam Nam… Merci Cédric.

  2. Cedric dit :

    Mon top 10, dans le désordre:

    * Saule – Western
    * Birdy Nam Nam – Manual for Successful Rioting
    * BaliMurphy – Poussière
    * Empire of the Sun – Walking on a Dream
    * The Bony King of Nowhere – Alas my Love
    * Loney, Dear – Dear John
    * Soap&Skin – Lovetune for Vacuum
    * Fever Ray – Fever Ray
    * Phoenix – Wolfgang Amadeus Phoenix
    * Au Revoir Simone – Still Night, Still Light

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