– Bifff, au jour… la nuit (5) : lundi 12 avril 2010

Qu’est-ce qu’il fait beau aujourd’hui, même si le vent s’est mis de la partie et que toutes les petites graines lâchées par les Platanes qui longent le canal ont décidées d’atterrir dans mes yeux, ce  beau ciel bleu n’est pas vraiment déplaisant ! J’arrive donc à moitié aveugle sur le site et je me demande si je verrai encore quelque chose des films. Il est 15h30, il n’y a pas grand monde et tout est bien calme en ce lundi après-midi.

Je viens pour les séances de 16h, 18h et 20h.

Fish Story de Yoshihiro Nakamura (2007)

second film projeté dans le cadre du 7th Orbit. Pas de commentaire donc…

Timer de Jac Schaeffer (2009)

La réalisatrice vient nous présenter en personne son tout premier long métrage. Elle se plie volontiers aux exigences du public qui demande systématiquement aux invités de chanter : nous avons donc droit à un petit bout de Gun’s & Roses… C’est amusant de voir que presque tous les invités se prennent au jeu !

Sur papier, Timer est présenté comme une comédie romantique. « Aïe » se disent déjà certains, « les comédies romantiques, c’est pour les filles, et pas vraiment pour les spectateurs du Bifff ». Mais il y a parfois de bonnes surprises, et cette projection en est la preuve.

Imaginez-vous l’existence d’un bracelet électronique implanté dans l’avant bras qui décompterait la durée exacte à encore attendre avant de rencontrer l’âme sœur ! Plus besoin de se casser la tête, ni de rechercher l’élu, il vous tombera tout naturellement dans les bras le jour venu… Oona à presque trente ans, est célibataire et est devenue la meilleure cliente de la firme Timer qui implante ces bracelets. Son seul problème, et non des moindres, c’est que le sien n’indique pas d’heure, ce qui signifie que l’homme de sa vie ne porte toujours pas de bracelet et qu’elle risque de le rater. Oona recherche donc des hommes ne portant pas de bracelets et les oblige à s’en faire implanter un pour vérifier s’il s’agit bien de l’élu. Jusqu’au jour où Oona, par dépit, commence une relation avec un jeune homme qui, selon son timer, n’est pas le bon.

Et voilà une bonne comédie romantique fantastique. Légère mais correctement menée, truffée d’humour, interprétée par des acteurs peu connus mais intéressants, le type même de film indépendant qu’on se plait à regarder.  Une chouette réflexion sur la machinisation de l’amour aussi…

J’ai donc été très agréablement surprise par le résultat, finalement pas si fleur bleue que ça. Ah oui, et j’oubliais de signaler aux dames et demoiselles, retenez bien ce nom, Desmond Harrington, à suivre plus que certainement…

Giallo de Dario Argento (2009)

Ce film ne faisait pas partie de ma sélection de départ, mais bon, l’ambiance du Festival, les amis qu’on croise à la sortie, l’accueil chaleureux, finalement on se dit « oh, et si je restais »… Je ne suis absolument pas fan du style Argento-père (ni fille d’ailleurs) et je dois dire que je n’avais plus autant ri en regardant un polar sensé faire peur. La grande discussion qui suivit la projection, c’est « est-ce que Dario Argento l’a fait exprès ? »… moi, je ne pense pas.

Linda (Emanuelle Seigner) vient rendre visite à sa sœur Céline (Elsa Pataky), top-modèle de son état. Mais le soir de leur retrouvaille, Céline se fait enlever par un serial-killer qui joue au taximan et qui aimerait bien lui redécouper le portrait. Sans nouvelle de sa sœur, Linda se tourne alors vers l’inspecteur Enzo (Adrian Brody) qui enquête sur des disparitions similaires depuis un certain temps.

En puis, c’est tout ! On peut donc dire que l’histoire manque déjà cruellement d’originalité. Ajoutez à cela des dialogues grotesques, des acteurs très mauvais (mention spéciale à Emanuelle Seigner) et un sérial-killer à mourir de rire : on peut facilement le comparer à un savoureux mélange entre Monsieur Patate et le petit garçon dans le film Mask (de Peter Bogdanovitch), avec un bandeau à la Mark Knopfler et qui, en plus, a la peau jaune car il est atteint d’une maladie du foie (d’où le titre d’ailleurs, puisque Giallo ne fait malheureusement pas référence au genre cinématographique mais bien à la couleur – Giallo signifiant jaune en italien).

Ce qui nous a fait le plus rire, je crois, ce sont les dialogues souvent grotesques, qui tombent complètement à plat.

Prenons pour exemple la scène qui montre les origines familiales du sérial-killer : on voit d’abord la mère enceinte en train de se shooter, ensuite on la revoit qui apporte son bébé dans un couvent. A ce moment là, la bonne-sœur qui ouvre le linge contenant l’enfant lui dit : « Ok, je le prends »…

Sur IMDB, Giallo obtient quand même un bon 4,7/10 (pour environ 700 votes) et c’est déjà beaucoup…

Si vous voulez passer une soirée drôle entre amis, il y a peut-être moyen d’en faire quelque chose, sinon, passez votre chemin !

Brigitte Segers

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