– Delta blues 8 : Blind Willie Johnson

Blind Willie Johnson était un chanteur et guitariste de blues né en 1902 près de Brenham au Texas et mort à Beaumont en 1945.

On ne sait que très peu de choses sur la vie de Blind Willie Johnson. On sait qu’il perd sa mère très jeune, vers l’âge de 3 ou 4 ans. Il n’est pas né aveugle, sa belle-mère s’est vengé sur le jeune Willie après une dispute avec son père. Dès ses 5 ans, il manifeste le désir d’être prêcheur et son père lui fabrique une guitare à partir d’une boîte à cigares.  C’est décidé il vivra de sa musique et de la religion. C’est au milieu des années 20 qu’il commence a jouer dans la rue pour de l’argent. Il se fait remarquer par sa voix puissante, empreinte de gospel et de spiritualité. Son jeu de guitare ne laisse pas indifférent non plus, c’est à la « slide guitar » qu’il excelle. Il jouait avec son canif comme « bottleneck » et avec un accordage en open D. Il rencontra sa femme en 1928 avec qui il fit plusieurs duos.

Voici un standard de gospel par Blind Willie Johnson…

Il ne se voulait pas seulement bluesman ou prêtre baptiste, il devint un chanteur de « Holy Blues ». Autant sa capacité de guitariste n’est plus à démontrer, autant la ferveur de ses paroles sont portées par une voix rauque et puissante, ce qui lui confère une indéniable singularité. On peux prendre comme exemple la chanson « Dark was the night, cold was the ground » qui est morceau qui parle de la crucifixion du Christ, on y est plongé dans une atmosphère inquiétante et hypnotisante. Cette chanson puissante chantée avec très peu de mots est plus, en réalité, une vocalisation de murmures et de lamentation. Ce gospel-blues a eu la distinction de faire partie des 27 morceaux choisis du « Voyager Golden Record » lancé dans l’espace en 1977 avec la navette spatiale « Voyager ». La NASA a voulu représenter la diversité de notre patrimoine culturel mondial et « Dark was the night, cold was the ground » a été choisi comme l’expression humaine de la solitude.

Voici l’extrait dont les nobles notes résonnent a jamais dans l’espace…

Beaucoups d’ artistes lui ont rendu hommage en reprenant ses titres, comme par exemple « Nobody’s fault but mine »

La version de Led Zepplin

Il y a une trés bonne compilation qui existe dans la collection blues de la médiathèque qui est « Praise God I’mSatisfied » L’enregistrement date de l’époque (fin des années 20)

Il resta pauvre jusqu’a la fin de sa vie, à chanter et prêcher dans les rue de Beaumont, Texas.

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