– Bifff au jour … la nuit (11) : dimanche 18 avril 2010

A l’heure où les derniers fêtards du Bal des vampires devaient rentrer chez eux, je me promenais dans la forêt et me félicitais de m’être couchée pas trop tard pour profiter un maximum de ce dimanche plus qu’ensoleillé… et si ça continue, on va devoir vendre de la crème solaire à l’entrée du Festival et surtout, y installer des ventilateurs. Il faut dire qu’avec cette météo exceptionnelle, le hangar qui fait office de salle de cinéma est surchauffé et les sièges déjà peu confortables se transforment en mini-sauna. Je salue au passage les personnes venues participer au Cosplay qui, sous divers costumes de personnages célèbres, devaient légèrement souffrir de déshydratation.

Summer wars de Mamoru Hosodar

Le film de 18h est mon premier manga de cette édition. J’avais zappé «  King of Thorn » pour cause de réunion du Jury du 7th Orbit.

Au générique, on retrouve le réalisateur de la Traversée du temps, très beau manga qui raconte à sa manière le passage de l’adolescence à l’âge adulte à l’aide d’un voyage dans le temps.

Summer wars aborde un sujet plus que d’actualité : l’utilisation et les dangers des plateformes communautaires d’Internet.

Alors, il y a Kenji, un surdoué en math qui se retrouve engagé par la jolie Natuski pour endosser le rôle de petit ami le temps d’un week-end en famille. Mais durant ce week-end, une I.A. (intelligence artificielle) s’est emparée de Oz, la plateforme communautaire où des millions de personnes se croisent sous forme d’avatars. Au début, cette incursion rend juste quelques personnes en colère lorsqu’ils ne peuvent plus jouer avec leur gsm, mais ensuite, l’I.A. a pris tellement de pouvoir qu’elle menace maintenant une bonne partie de la planète en ayant dévié un missile nucléaire…

Hmmm, je suis sortie de la projection relativement sceptique par rapport à l’ensemble de l’histoire, et à l’heure d’écrire ces lignes, je trouve effectivement que ce manga n’était pas vraiment terrible. La première partie est sympathique car l’incursion dans la famille est très amusante et intéressante (les japonais sont toujours n’ont pas leur pareil pour dessiner les enfants). Par contre, à partir du moment où l’on se retrouve coincé à l’intérieur du réseau social et que les avatars commencent à se battre, j’avoue que cela ne me captive pas du tout. Bref, un manga à voir si vous voulez vous faire votre propre opinion.

Cell 211 de Daniel Monzon

Le jour précédent son entrée en fonction, le jeune Juan se rend à la prison dans laquelle il sera engagé comme gardien. Mais lors de sa visite, une mutinerie éclate et il se retrouve coincé à l’intérieur d’une cellule. Pour ne pas se faire lyncher, il se fait passer pour un prisonnier et se retrouve très vite le bras droit de Malamadre, détenu dangereux à la tête de cette opération. Juan doit maintenant trouver un moyen de sortir sans attirer l’attention sur lui mais des événements tout à fait imprévus vont modifier complètement la vie de Juan.

Il faut croire que c’est la fatigue, ou le soleil ou le trop plein de films, mais je ne suis pas du tout entrée dans cette histoire. J’ai trouvé ce film pas très bien joué, bavard et surtout un peu trop rocambolesque. Par exemple, je n’ai pas cru au coup du gardien de prison qui se transforme en meurtrier en moins de 24h. Et la femme enceinte qui intègre une manifestation, ce n’est pas malin…

Pourtant, certaines scènes reproduisent probablement bien l’ambiance et les problèmes rencontrés en prison et Cell 211 est le grand gagnant du Festival espagnol Goya de cette année où il a raflé pas moins de 8 prix dont celui du meilleur film devant Pedro Almodovar… Attendons donc l’avis d’autres personnes, mais le cinéma, c’est aussi une question de sensibilité et d’attirance vis-à-vis d’un sujet, et personnellement, je n’ai pas été captivée par Cell 211.

Brigitte Segers

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