– Best of des musiques du monde 2010

Oups, bientôt la fin du mois de janvier, mais pas la fin du monde… il est plus que temps de vous faire part du best of des musiques du monde pour La média de Bruxelles.

Après son premier et excellent album « New king of klezmer clarinet » ou il s’était autoproclamé le nouveau roi de la clarinette klezmer (en référence au clarinetiste New-Yorkais des années 20 Naftule Brandwein), Yom nous revient avec un nouvel excellent album, « Unue » et toujours chez Buda Musique. Dans « Unue », nous sommes dans un registre plus intimiste. Il a convié quelques amis tels que le pianiste Denis Cuniot, le trompettiste Ibrahim Maalouf, le joueur de guimbarde chinois Wang Li et le percussionniste Bijan Chemirani, pour ne citer qu’eux, à dialoguer avec sa clarinette sur des compositions de son cru que je vous invite à écouter sur Deezer.

« Zumra » de Amira Medunjanin & Merima Kljuco, chez World Village est un album basé sur la sevdah bosniaque (chant d’amour plein d’émotion et mélancolique) mais avec une approche très moderne, notamment dans les sons parfois dissonants et très contemporains de l’accordéon.

« A tangle of mokosha » de Ojra & Kiritchenko chez Nexsound est un album de chansons traditionnelles ukrainiennes, principalement de l’est du pays, accompagnées d’instruments locaux et du monde avec des petites touches d’électronique et de field recording . A découvrir, c’est léger et délicat.

Concernant le field recording, si vous désirez en savoir plus, je vous invite à aller lire l’article d’Etienne Bours sur Alan Lomax et l’article de Jean Grégoire Muller.

« Tales of subliming » chez Westpark Music est le nouvel album de Zulya, chanteuse originaire du Tatarstan en Russie et vivant en Australie. Il ne reste plus beaucoup de tradition, c’est vrai. Zulya revisite les contes de son enfance. »Tales of sublimation est une suite de vignettes de la vie de ces personnages, de petites scènes de leurs voyages ». Musicalement, la voix de Zulya semble flotter sans effort au dessus d’une toile de fond musicale qui comprend des arrangements de cuivres ainsi qu’une kyrielle d’autres instruments. A titre indicatif, je situerais Zulya dans la même lignée que Lhasa.

Voici ce que j’avais épinglé en Europe, passons maintenant sur le continent américain.

Nous avons toujours un pied en Europe avec le dernier album de Bob Brozman, « Six days in down » chez World Music. Il y a beaucoup à dire sur Bob Brozman, musicien et ethomusicologue, il est avant tout un globe trotter infatigable et a collaboré avec un nombre incroyable de musiciens de Okinawa au Ghana en passant cette fois par l’Irlande. Il nous propose cette fois la rencontre entre ses guitares (collection résultant de ses nombreux voyages de part le monde) et la cornemuse de John Mc Sherry et le violon de Donal O’Connor. Nous retrouvons des compositions et des traditionnels irlandais aux arrangements instrumentals nouveaux mais aussi accompagné par moment du chant. Bel album avec quelques notes d’humour.

Maintenant, nous partons pour les Etats-Unis avec Anaïs Mitchell avec « Hadestown » chez Righteous Babe Records. Pour son deuxième album, Anaïs a tiré son inspiration du mythe d’Orphée et l’a transposé dans une Amérique contemporaine fortement touchée par des difficultés économiques. Et pour ce faire, elle s’est entourée de quelques artistes et non des moindres. Alors qu’elle interprète Eurydice, c’est Justin Vernon alias Bon Iver qui endosse le rôle d’Orphée, Greg Brown avec sa voix des enfers pour Hadès et Ani DiFranco pour Perséphone, son épouse. Dans un univers mélancolique avec de temps à autre des morceaux qui sortent un peu du lot comme « Way Down Hadestown », un blues à la Tom Waits avec une trompette et un harmonica. Ou encore « Why We Build The Wall » dans lequel on vibre au son de la voix grave de Greg Brown. Et voici un avant goût …

D’accord, ce n’est pas une nouveauté sur le marché du disque, mais pour moi, c’est une découverte puisque il est fraîchement arrivé dans nos collections à la média de Bruxelles et je ne pouvais pas le passer sous silence. Ils sont fous ses cubains, ils sont tous nés avec un instrument dans les mains. La contrebasse d’Orlando Cachaito Lopez est la colonne vertébrale du rythme, c’est elle qui donne le tumbao, le squelette sur lequel se forme la descarga, le jam de l’afro cubain jazz. A écouter absolument.

Nous voici arrivé à la fin du premier épisode. Je vous laisse la semaine pour découvrir, écouter, réécouter…

A bientôt.

Anne Lecomte

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