– Florilège (1)



« Le petit recueil de nouveautés classique »

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Denis Streibig – Séquences inquiètes

Cet enregistrement est le résultat d’un travail qui s’étend de 1998 à 2007. Denis Streibig a une prédilection pour les sons fixés sur support; élaborée en studio, sa musique suit une trajectoire personnelle s’approchant parfois des planètes Schaeffer et Eno, ou se laisse prendre dans les orbites répétitives de Tangerine Dream ou Klaus Schulze. Les sonorités surgissent de toutes parts et semblent même remonter du passé dans un ballet mécanique fascinant et inquiétant. Une certaine énergie combinée à une sensualité sensorielle rachète un climat de froideur.(JL)

Murray Perahia –  Brahms Variations Haendel Op. 24 – Rapsodies pour piano Op. 79 …

Murray Perahia revient à Johannes Brahms avec un programme de haut vol: le récital s’ouvre avec les Variations sur un thème de Haendel. Tirées d’une pièce du deuxième recueil pour clavecin du compositeur, ces 25 variations sont subtilement traitées par l’interprète: structure, musicalité et architecture tout au long de ce processus (30 minutes). Viennent ensuite les deux Rhapsodies de l’opus 79 qui donnent un ton plus léger au récital. Il conclut cet enregistrement par 10 pièces composées à la fin de sa vie. (MDW)

Georges Bizet –  Symphonie en Do – Jeux d’enfants – Roma

Pour son premier enregistrement à la tête de l’orchestre de Paris, le chef estonien jette son dévolu sur un fin orchestrateur du 19ème siècle, j’ai nommé Georges Bizet. En interprètant des oeuvres peu jouées (jeux d’enfants et Roma), Paavo Järvi propose un programme de musique française dont la Symphonie en ut, considérée comme un pilier du répertoire du 19ème siècle français. Une attention particulière est à porter au solo de hautbois du deuxième mouvement lent. Un régal! (MDW)

Tyondai Braxton – Central Market

Fils du jazzman Anthony Braxton et membre du groupe de math rock Battles, Tyondai Braxton a commencé par étudier la musique classique et cela s’entend, non pas au mauvais sens du terme mais plutôt dans sa capacité à élaborer un discours et amener les instruments acoustiques à donner le meilleur d’eux-mêmes. Mais ce n’est pas tout, Braxton semble doté de talents protéiformes : instrumentiste polyvalent, bidouilleur d’objets sonores, créateur d’une grande inventivité au point de faire croire que la musique s’autogénère. Voici un disque susceptible de plaire tant aux amateurs de rock que de musique classique. (AG)

Roger Muraro -Berlioz/Liszt – Symphonie Fantastique

Célébré pour ses interprétations d’Olivier Messiaen, Roger Muraro explore ici les oeuvres de deux compositeurs romantiques phares: Hector Berlioz et Franz Liszt. Suite à sa rencontre avec Marie d’Agoult, Liszt entreprend l’écriture d’un cycle du genre poème symphonique, Les Années de Pélérinage. Ceux-ci ont pour cadre les calmes étendues suisses. Sorte d’évasion narrative idéalisée dans laquelle prédominent affects et émotions. La deuxième partie de cet enregistrement s’intéresse à la Symphonie Fantastique d’Hector Berlioz mais fait plus rare, à l’oeuvre transcrite pour piano par Liszt lui-même. Sa virtuosité et le contrôle du clavier fera dire à Daniel Barenboïm : « Liszt n’écrit jamais pour deux mains mais pour dix doigts ». 

Avec ce premier opus qui célèbre le bicentenaire de la naissance de Liszt, Roger Muraro éblouit (une nouvelle fois) par sa technicité et la richesse visuelle de ses sonorités. (MDW)

Michael Nyman – Vertov Sounds

Lié à Peter Greenaway depuis le début des années 60, M. Nyman démontre avec ce disque qui accompagne les images de Vertov la possibilité de lier tradition européenne et sensibilité expérimentale héritée d’ Erik Satie et John Cage. (PC)

Teodoro Anzellotti – J.S Bach – Variations Goldberg (accordéon)

Jouant de sa maîtrise et des potentialités sonores de l’accordéon, Teodoro Anzellotti nous propose une adaptation des variations Goldberg qui n’est pas sans intérêt. Pourquoi pas ? La richesse du langage de Bach permet toutes les audaces, surtout lorsqu’elles sont prises par un interprète familier des créations contemporaines et qui n’hésite généralement pas à rapprocher auteurs d’hier et d’aujourd’hui. (AF)

Philippe Rogier – Missa Ego Sum Qui Sum – Motets

Philippe Rogier, l’un des compositeurs les plus fascinants et les plus enrichissants de la fin du 16ème siècle, appartient à cette longue lignée de compositeurs flamands attachés à la cour d’Espagne. Sa Missa Ego Sum compte parmi les plus belles écrites à cette époque. (AF)

François Fernandez – J.S Bach – Sonates pour violon et clavier

Belle interprétation de ces sonates pour violon et clavecin obligé composées par Jean-Sébastien Bach à la cour de Köthen pour agrémenter les soirées musicales du prince. Le principe de ces sonates est précisément d’établir un dialogue d’égal à égal entre le violon et le clavecin qui ne se voit pas ici réduit à un simple rôle d’accompagnement de l’instrument soliste. L’acoustique de l’église de Beaufays près de Liège et l’usage de très beaux instruments, un violon Andrea Guarneri de 1670 et la copie d’un clavecin Silbermann construit vers 1740 soutenus par le dynamisme de la basse de viole de Philippe Pierlot, permettent d’atteindre un bel équilibre sonore dans l’exécution de ces pièces qui se voulaient de pur agrément. (AF)

Patrick Kosk – OS (Musique concrète)

Né en 1951 à Helsinki, Patrick Kosk étudia en autodidacte au studio de musique électronique de l’Université d’Helsinki puis avec I. Xenakis avant de devenir concepteur sonore et compositeur au Studio Expérimental de la Radio Finlandaise. On le retrouve ensuite au TU de Berlin, à l’EMS de Stockholm, au Sibelius-Academy Computer Music Studio (SACMUS) d’Helsinki et aussi au studio de la R.A.I. à Milan.Depuis 1998 Kosk travaille à partir de son propre studio et est parvenu à faire une synthèse de toutes ces influences multiples en définissant un langage propre où l’auditif débouche sur le visuel, ce qui l’amènera à ouvrir son univers électro-acoustique aux arts visuels, au théâtre, à la danse et au cinéma. (JL)

Lei Liang – Brush Stroke

Lei Liang est un compositeur américain né en Chine. Malgré le fait que toute sa formation musicale lui vienne de compositeurs issus des milieux anglo-saxons (Birtwistle, Cogan, Fineberg), Liang ne peut dissimuler ses racines asiatiques: cela saute aux oreilles. Malgré l’usage de formations et d’instruments occidentaux classiques, sa musique évoque la tradition musicale de son pays de naissance. L’écriture est pointilliste, laissant souvent percer le silence entre les sons, à l’instar des peintures à l’encre de chine qui suggèrent plus qu’elles ne montrent. Purement raffiné. (AG)

Panorama de la musique concrète – (Henry – Schaeffer – Arthuys)

Cet album est le premier d’une série sponsorisée par l’U.N.E.S.C.O et regroupée sous le titre ‘Contemporary Musical Experiments ». Le but étant de présenter la musique concrète sous ses différents aspects, la sélection porte sur les sept premières années particulièrement fécondes dont les figures marquantes sont, bien entendu, Pierre Schaeffer et Pierre Henry. Le classement par « genres », qui en montre la diversité d’expressions, dément une réputation de musique impersonnelle. (JL )

Mieczystaw Weinberg – Quatuors à cordes (vol. 4) -Quatuor Danel

Voici le quatrième volume d’une intégrale en cours qui devrait retenir toute notre attention car les trois premiers volumes n’ont pas été avares en révélations majeures sur la contribution de ce compositeur qu’on a injustement placé dans l’ombre de Chostakovitch. Mieczyslaw Weinberg (1919 – 1996) a vécu en URSS et a connu les geôles staliniennes. Ce parcours, somme toute fréquent en ce temps-là, explique que malgré une œuvre d’une grande variété d’inspiration, parmi la production abondante qu’il nous a laissé, on trouve les dix-sept quatuors à cordes que le quatuor Danel a entrepris d’enregistrer. Si les premiers (1 à 6) témoignent d’une écriture marquée par l’héritage de l’école de Vienne et par l’avant-garde russe, les suivants (7 à 12), écrits une dizaine d’années plus tard et les derniers (13 à 16), composés à la fin des années septante, nous montrent un artiste traversé par les mêmes interrogations que ses contemporains, mais qui expérimente sans jamais renier l’héritage du passé. (AF)

Contributeurs :

Au service des collections:

Nathalie Ronvaux (NR) ~ Anne Genette (AG) ~ Andrée Forster (AF) ~ Marie de Wautier (MDW)

Jacques Ledune (JL)

A la Média Bxl :

Françoise Vandenwouwer (FVW)

Philippe Cantaert (PC)

A propos La média de bxl

La médiathèque de Bruxelles Centre : un repaire de découvertes et de passions. Nous aimons les musiques, les films, le multimédia. dans tous les genres, tous les courants. A la recherche de titres précis ou envie de découvertes ? Nous vous proposons plus de 100.000 titres musicaux et audiovisuels en accès direct, ainsi que des sélections ciblées. La médiathèque, c’est cinquante ans d’histoires culturelles enrichies au quotidien par des mélomanes et cinéphiles rodés au défrichage de répertoires et tendances sans cesse renouvelées. Bienvenue !
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