– Florilège (4)

« Le petit recueil de nouveautés classique »

 

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Nelson Goerner – Chopin (concert à Wigmore Hill)

  Wigmore Hall de Londres, octobre 2009: le pianiste argentin consacre son récital à un de ses compositeurs de prédilection: Chopin. Le programme comporte 19 pièces et se clôture par le prélude en Sol op.32 de Rachmaninov. Ce qui est frappant dans ce récital, c’est cette impression d’indépendance assumée complétement. Nelson Goerner, par le choix de son programme, ne semble subir le diktat de personne et c’est tant mieux. Et puis, ce sont les sonorités émises par le piano Pleyel de l’Institut Chopin de Varsovie: entières ou esquissées, rien ne manque et les résonances continuent de vous envelopper longtemps après leur émission…. (MDW)

Béatrice Martin – Les Folies Françoises – J.S Bach – Concertos pour clavecin

  Ces concertos pour clavecin font partie des œuvres écrites pour les concerts hebdomadaires donnés à Leipzig, au Café Zimmermann par le Collegium Musicum que Bach dirigea à partir de 1729 et durant près de huit années et pour lequel il composa des centaines d’œuvres. Béatrice Martin recrée le dialogue entre le clavecin et l’orchestre, soucieuse du lien intime qui se noue entre l’instrument au centre du concerto, les musiciens et l’inspiration du compositeur. La qualité des clavecins qu’elle a choisis donne « vigueur et brio » à l’interprétation de ces concertos. (FVW)

Camille Saint-Saens – Musiques du prix de Rome

  Pour ce deuxième volume intitulé « Musiques du prix de Rome », le label Glossa présente Camille Saint-Saëns (le premier volume était consacré à Claude Debussy, ED3264). Curieuse analogie me direz-vous…. Saint-Saëns s’y présenta à deux reprises en 1852 et en 1864 sans y recevoir la moindre récompense. La raison en est peut-être une modernité un « tantinet » dérangeante. Entre ces deux dates, le statut du compositeur a considérablement évolué: l’écriture de nombreux motets lui donne une solide réputation de compositeur de musique d’église. Cet enregistrement à pour objectif de juxtaposer l’opéra et la musique d’église avec pour trait d’union, l’Ode, imposée comme sujet religieux au concours d’essai de 1864. (MDW)

Bernard Cavanna – Shangai Concerto – Trois Strophes – Karl Koop Konzert

  La musique de Bernard Cavanna ne s’affilie à aucune école connue et c’est tant mieux. La liberté, l’imagination et l’éclectisme découlant d’un apprentissage de la composition en autodidacte nous valent ces trois concertos hors norme. La partie soliste se trouve tour à tour confiée au violon, au violoncelle, à l’alto et à l’accordéon. Deux mouvements du Double Concerto commencent par des pauses; sa texture est traversée par des réminiscences sollicitant la mémoire des auditeurs. De quoi donner à l’écoute une profondeur de champ troublante en elle-même. La virtuosité des solistes est fulgurante, l’écriture ne l’est pas moins. Cette recherche est présente aussi dans les Trois Strophes sur le nom de Patrice Emery Lumumba. Le compositeur déduit son matériau musical du nom de ce dernier c’est à dire les notes la, do, mi, si, la qui sont servies à toutes les sauces, si j’ose dire. Quant au Karl Koop Konzert, il porte le nom du grand-père de Cavanna qui reçut un accordéon de la Croix Rouge alors qu’il était prisonnier de guerre. Ici, c’est une évocation hautement affectisée du passé à laquelle nous sommes conviés par le choix d’un accordéon particulier: un trois voix musette. Sa spécificité est d’utiliser un système de clavier basé sur les quintes. Ce choix a entraîné une adaptation particulière de tout l’orchestre et l’introduction d’instruments inaccoutumés comme la cornemuse. Cette « comédie pompière, sociale et réaliste » offre à nos oreilles un kaléidoscope de sensations. (AG)

W.A Mozart – David Frey – Concertos pour piano 22 & 25

  Chez Mozart, rien n’est simple. La stupéfiante aisance (quasi aucune rature dans ses manuscrits) avec laquelle il composait masque un chemin plus complexe qu’aucun document ne vient malheureusement éclairer. David Fray nous explique l’expérience qu’il a faite à ce sujet: à la première lecture, tout semble clair, mais plus on travaille l’oeuvre, plus la compréhension qu’on en a se brouille. Après s’être donné le temps de la réflexion, il nous présente aujourd’hui deux concertos emblématiques du style mozartien tardif. Il structure son discours autour des deux univers qu’il perçoit dans ses compositions: celui, symphonique, de représentation, et, celui, chambriste, plus intimiste. (AF)

Ensemble Vocal Vospodi – Bortniansky – Arkhangel ‘ Sky

  L’ensemble Gospodi interprète des chants de la liturgie Slavonne-Byzantine. Leurs voix sont douces, les chants sont fervents. Un album de recueillement, empreint de spiritualité. (FVW)

Hortus Musicus Vol 1 – Johann Adam Reincken

  Organiste à Hambourg, Johann Adam Reincken jouissait d’une réputation telle que le jeune Jean-Sébastien Bach n’hésita pas à faire plusieurs fois à pied le trajet Lübeck-Hambourg pour l’entendre. Personnage polémique, Reincken n’en avait pas moins l’ambition d’être un « musicus perfectus ». Il a fourni beaucoup d’explications sur ses compositions, notamment sur L’Hortus Musicus, une œuvre qui convenait autant à l’église qu’aux salons de musique privés. Présentée comme « modeste œuvrette » par son auteur, mais quand même composée de six partitas, L’Hortus Musicus se veut une illustration du Jardin d’Eden et une vision du bonheur céleste. C’est donc une œuvre allégorique aux structures et à la symbolique très fouillées que nous dévoile l’ensemble Stylus Phantasticus, un nom en usage à l’époque baroque pour désigner un style libre et improvisateur dans la musique instrumentale. (AF)

Café Zimmermann – Concerts avec plusieurs instruments – J.S Bach

  Cinquième volume de ces Concerts avec plusieurs instruments joués par l’ensemble Café Zimmermann, concerts donnés à Leipzig au Café Zimmermann, par le Collegium Musicum dirigé par Jean-Sébastien Bach entre 1729 et 1737 et pour lequel il composa des centaines d’œuvres. L’ensemble Café Zimmermann met l’accent sur cette notion de concert, une exécution musicale donnée en public, mais surtout, le dialogue musical qui s’établit entre les exécutants, chanteurs ou instrumentistes. (FVW)

 

Gabriel Fauré – Nocturnes pour piano 1 – 15

  Stefan Irmer fait le choix de graver cet enregistrement en suivant les phases de création du compositeur et non par ordre chronologique. Interprétant l’opus complet sur un piano Steinway de concert (1901), Irmer s’investit totalement dans cette oeuvre composée en l’intervalle de 50 années et qui reflète l’évolution entre le romantisme finissant et l’avènement de l’époque moderne. MDW

Fuga y Misterio – Gnattali – Piazzolla – Lucky – Sergio et Odaïr Assad …

  Qui ne se souvient du fameux duo des frères Assad ? La sonorité de leurs deux guitares était veloutée, leur jeu, dynamique et parfaitement synchronisé. Pour vous en persuader, écoutez quelques enregistrements que vous trouverez sous les références GB8361, GB8362, GB8363, GB8364 dans les collections de la Médiathèque. Fuga y Misterio rassemble autour des deux frères, le violon de Fernando Suarez Paz et le violoncelle d’Edmond Carlier qui est soliste dans l’Orchestre de la Monnaie. Autour d’Astor Piazzolla, ce récital présente un duo concertant de Stepan Lucky, un compositeur tchèque né en 1919 et ayant travaillé sous la direction d’Aloys Haba ainsi qu’une sonate de Radamès Gnattali. Escualo d’Astor Piazzolla est une pièce écrite pour les frères Assad que nous entendons ici dans une transcription pour violon et guitare faite par Sergio. Plutôt que de vous en dire plus, je préfère vous recommander l’écoute de ce disque à l’ambiance à la fois ensoleillée et intimiste. (AG)

Hector Berlioz – Symphonie Fantastique

 

A la tête de l’Orchestre symphonique de Rotterdam, Yannick Nezet-Seguin revisite avec intelligence, élégance et expressivité la Symphonie fantastique de Berlioz. Ce souffle de jeunesse est relayé par Anna Caterina Antonacci dans la Mort de Cléopâtre, oeuvre qui fut présentée au Prix de Rome de 1829. (MDW)

The Debussy Preludes – Colin Matthews

  C’est à la demande de Mark Elder, chef de l’orchestre Hallé, que Colin Matthews entreprit l’orchestration des 24 Préludes pour piano de Claude Debussy. Cette aventure de longue haleine (5 ans) n’est ni une transcription ni un arrangement mais une vision personnelle de l’oeuvre du compositeur français. Matthews a pénétré le matériau pianistique si profondément qu’il est arrivé à la transcender. Je ne dis pas qu’il a amélioré ces pièces, elles n’ont nullement besoin de cela. Il les a comprises avec tant d’intensité que son apport particulier n’est pas peu de choses. Des ajouts ça et là, des éléments mis en valeur par les timbres orchestraux associés à une parfaite maîtrise de l’écriture pour orchestre et voici ces préludes transfigurés sans trahir leur auteur. Cela rafraichit bien agréablement notre écoute de l’original. (AG)

Wilhelm Friedeman Bach – Kantaten I

  Premier volume d’une intégrale consacrée aux cantates de Wilhem Friedmann Bach écrites alors qu’il était Directeur de la musique et organiste de la ville de Halle. Ces oeuvres d’une grande beauté témoignent d’une tentative exceptionnelle de poursuivre l’œuvre de son père, en la développant avec originalité. En démissionnant en 1764, après dix-huit ans passés à Halle, Wilhem Friedmann Bach mettait fin à une tradition plus que centenaire qui a vu se succéder dans cette ville la fine fleur des compositeurs allemands.Le Bachchor Mainz, un ensemble vocal dont la réputation a largement dépassé les frontières de l’Allemagne, encadre les quatre solistes, tous de très haut niveau. L’ensemble est soutenu par l’orchestre baroque munichois L’arpa festante, un orchestre qui tire son nom de l’œuvre dramatique de Giovanni Battista Maccioni qui avait inauguré l’Opéra de Munich en 1653. La direction énergique et volontaire de Ralf Otto nous livre une version très baroque de ces cantates méconnues. (AF)

Wilhelm Friedeman Bach – Kantaten II

  Deuxième volume d’une intégrale consacrée aux cantates de Wilhem Friedmann Bach écrites alors qu’il était Directeur de la musique et organiste de la ville de Halle. Ces œuvres d’une grande beauté témoignent d’une tentative exceptionnelle de poursuivre l’œuvre de son père en la développant avec originalité. En démissionnant en 1764, après avoir passé dix-huit ans à Halle, Wilhem Friedmann Bach mettait fin à une tradition plus que centenaire qui a vu se succéder dans cette ville la fine fleur des compositeurs allemands.

En vue de recréer ce répertoire de la manière la plus authentique possible, l’ensemble Rastatter s’est constitué en s’inspirant de la Chapelle de cour d’autrefois: il se compose de huit solistes vocaux et huit instrumentistes. (AF)

Ivan Fischer – Ludwig von Beethoven – Symphonies 4 & 6

  Ivan Fischer, comme il l’avait déjà prouvé avec la septième, peut à la fois se montrer innovant et fidèle au plus profond; si toute son interprétation s’organise autour d’un déploiement naturel de la force vitale, laissant jaillir les couleurs et les images dans un tourbillon ivre de vie, chaque thème, chaque phrase de la partition semble trouver son espace d’expression et sa place idéale dans une constellation orchestrale que Fischer revisitera quelque peu, notamment en immergeant les instruments à vents parmi les cordes. (JL)

Pablo de Sarasate – Pièces pour violon

  Ce volume 3 des oeuvres pour violon et piano de Sarasate est une sorte d’album intime du compositeur, d’où son titre « Recuerdos ». Chaque pièce est une image en relation avec un épisiode affectif. Diego Tosi a pris le parti de la fluidité, évitant les aspérités et toute forme de rubato; il s’ensuit un paysage onirique, sans amertume, où les souvenirs se font et se défont. (JL)

Contributeurs :

Au service des collections :

Nathalie Ronvaux (NR) ~ Anne Genette (AG) ~ Andrée Forster (AF) ~ Marie de Wautier (MDW)

Jacques Ledune (JL)

A le Média Bxl :

Françoise Vandenwouwer (FVW)

Philippe Cantaert (PC)

A propos La média de bxl

La médiathèque de Bruxelles Centre : un repaire de découvertes et de passions. Nous aimons les musiques, les films, le multimédia. dans tous les genres, tous les courants. A la recherche de titres précis ou envie de découvertes ? Nous vous proposons plus de 100.000 titres musicaux et audiovisuels en accès direct, ainsi que des sélections ciblées. La médiathèque, c’est cinquante ans d’histoires culturelles enrichies au quotidien par des mélomanes et cinéphiles rodés au défrichage de répertoires et tendances sans cesse renouvelées. Bienvenue !
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