Les chouchous du rock dans le divan (44)

Compte-rendu du divan du 14 mai 2010

Shannon Wright « Secret Blood » – Vicious Circle 2010

Quoi ? Encore elle ? Mais oui. La dernière fois que je vous en ai parlé c’était pour un album sorti en 2004, mais débarqué à la médiathèque en 2010. J’ai donc des circonstances atténuantes, non ? Et puis, les chouchous, ce sont les disques qu’on aime vraiment bien, alors pourquoi se priver.
Je ne vais donc par contre pas vous re-parler de son parcours puisque je l’ai déjà fait en novembre 2010 dans les divans et sur notre blog  

C’est son neuvième album, elle y est entourée par son vieil acolyte Andy Baker à la basse et Brant Hackley à la batterie.
Pendant un certain temps on pouvait associer la britannique PJHarvey au même mouvement musical que l’artiste américaine, ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’album de l’une est calme, retenu et mesuré tandis que l’autre est fougueux, rageur et indomptable.
Tout commence par « Palomino » fantômatique et tout de guingois, le calme et les cordes de guitare sèche qui grincent bien avant la tempête sur « Violent Colors », le très puissant « Fractured » et c’est avec « Dim Reader » que nous retombons dans un faux semblant de calme. Et ça repart de plus belle avec « Commoners Saint » et ses riffs grinçants. Bref, un disque féroce et implacable que je ne pouvais absolument pas passer sous silence.

 

Danton Eeprom « Yes Is More » – In Finé 2009

Avec Danton Eeprom nous entrons dans le monde de la nuit, des clubbers, de la détente et de l’amusement.
Son nom ne le dit pas mais c’est un Marseillais dj et producteur. Il voyage entre Berlin et Londres, où il fait ses classes dans les clubs. Il se fait remarquer par Ellen Allien ou par Andrew Weatherhall qui qualifiera « Confessions of An English Opium-Eater » comme meilleur track dela décennie. Rien de moins !
Il est évident que comme il est dj ses premières publications se sont faites en vinyle.
Il sort ce premier cd sur In Finé en 2009 (label dont je vous ai parlé dans les divans de mars)  et il est enfin arrivé chez nous. Sur cet album, il combine la techno, la disco et la house avec bonheur. Une cover de « Lost In Music » de Sister Sledge interprétée en duo avec Erika Forster (Au Revoir Simone),  « The Feminine Man » plus deep et minimal interprété en duo avec la djette Chloé Thevenin.  Les plages se suivent mais ne se ressemblent pas, il y injecte aussi quelques notions de pop. Comme il fait référence à différents genres musicaux apparus dans des décennies différentes ce disque n’est pas du tout marqué par ses 18 mois d’ancienneté.

Un petit bond en arrière :

Mr. Tube And The Flying Objects « Listen Up » – Sweet Nothing Records 2006 –

Un groupe difficile à identifier, une musique hybride.

Le seul musicien vraiment identifiable de la bande est Pall Jenkins – voix, guitares, basse, claviers – qui fait partie du groupe californien Black Heart Procession et de Three Mile Pilot.
Il s’est offert une petite récré du côté de la frontière mexicaine et sous le pseudo de Paulo Zappoli il a monté ce projet.

L’histoire de cette rencontre est racontée comme ceci : En 2003, la télé de Pall Jenkins tombe en panne, il va porter l’appareil dans un magasin de réparation du nom de ‘Tube Heaven’, il discute avec le technicien et de fil en aiguille, il apprend que l’homme est musicien. Durant  des années Freddie Dillinger a exercé des métiers très différents qui vont de croque mort à gardien de zoo et réparateur de télés,  il n’a jamais cessé d’écrire des chansons mais n’a jamais sorti un seul disque.
Par contre, il s’est produit en live sous le nom de  Freddie Feelgood & The Real Good Feelings. Jenkins retrouve quelques bandes les écoute et persuade Freddie d’enregistrer un disque de dix chansons. Il lui laisse le contrôle du choix des titres ainsi que de l’enregistrement qui est réalisé avec un mélange de vieil équipement et de technique plus moderne. Et voici que ces musiques écrites entre 1956 et 2004 sortent sur un cd en 2006 sous le nom de Mr. Tube And the Flying Objects.
Le résultat est étonnant. Une sorte de patchwork de rock mariachi, de fanfare ska,  de dub avec des guitares psyché, et tout se tient très bien. Et tout au long de l’album on reconnaît la voix nasillarde de Pall Jenkins. Mr. Tube est également entouré de instruments habituels tels, basse et batterie mais aussi d’une section cuivre et d’un violon

Une belle histoire vraie pour un très chouette disque qu’il ne faut pas laisser dormir en rayon.

Bonnes découvertes.

Brigitte

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