Les clés du rock : Blur (19)

« Parklife »

Avec cet album, Blur a réussi à magnifier les parrains de la pop anglaise comme  XTC, Syd Barrett  et The Kinks.

C’est le troisième album du groupe anglais formé en 1989 par Damon Albarn (chant, claviers) et Graham Coxon (guitare). Ils se connaissent depuis l’adolescence et ont été rejoints par Alex James (basse) et Dave Rowntree (batterie). Leurs deux premiers opus « Leisure » et « Modern Life is Rubbish » n’ont pas obtenu le succès escompté malgré les singles « She’s So High » ou « For Tomorrow ». Blur n’est finalement qu’un groupe de britpop parmi tant d’autres. Mais…

1994. Ils sortent « Parklife » avec ce single imparable « Girls and Boys » qui encore aujourd’hui tourne en radio et continue de nous faire chanter sous la douche.

Le groupe est fan de XTC, de  Syd Barrett, des Kinks….
On en trouve les traces ADN dans les orchestrations tant luxuriantes que foutraques de cet album. Des cuivres, des cordes, des claviers vintage comme le mellotron, des flutes, du clavecin… Les chansons sont composées collectivement.

Albarn interprète la ballade « To The End » en duo avec la chanteuse Laetitia Sadier du groupe Stereolab,  Cette chanson sera également interprétée avec Françoise Hardy. Ils osent « The Debt Collector », sorte de valse de guingois.  Si Damon Albarn est cabotin dans ses interprétations, Graham Coxon n’est pas en reste, ses interventions tordues et délirantes à la guitare sont courtes mais de bon aloi.

Après le génial Parklife, le groupe a sorti « The Great Escape » en 1995, qui lui a valu une guéguerre contre Oasis et leur « What’s The Story Morning Glory ? » organisée par la presse, qui a ramené le public à l’époque The Beatles vs The Rolling Stones. En 1997, ils sortent un album éponyme contenant « Beetlebum » et surtout le mémorable « Song 2 » Wooo Hooo !

« 13 »

Un disque aux ambiances très variées finalement, un disque qui ne laisse pas de glace, on aime ou on déteste.

1999. Blur publie son sixième album. Changement de producteur, c’est William Orbit qui reprend le flambeau. La pochette est une reproduction d’une peinture réalisée par Graham Coxon.
Le groupe quitte ses compositions purement pop, même s’il en reste quand même une ou deux, pour aborder soit quelques ballades franchement tristounettes qui reflètent l’humeur du parolier Albarn, soit des titres moins formatés, moins chantables. Je citerais volontiers  « Bugman » ou « B.L.U.R.E.M.I » comme exemples de morceaux punk foutraques.

Et puis, et surtout il y a des titres calmes, qui n’ont pas le format chanson couplet-refrain, mais qui font toute la différence avec leur début de carrière comme « TrailerPark » ou « Caramel ».

« Think Tank »

Après un break de 4 ans, Think Tank sera le dernier album de Blur. Il sort en 2003. Le groupe se présente sous une nouvelle configuration, ajout entre autres d’un saxophoniste et d’un percussionniste et surtout départ de Graham Coxon.  

Damon Albarn  se lance dans différents projets. Il co-compose deux musiques de films « Ravenous » et « 101 Reykjavik », il se rend au Mali et enregistre un disque avec des musiciens africains, il sort un album avec Gorillaz, son projet parallèle, et crée un label et studio d’enregistrement : Honest Jon’s, Think Tank est enregistré en Angleterre et au Mali, où Albarn a séjourné. Les chansons sont composées par les 3 membres fondateurs, et la production est partagée par William Orbit, Norman Cook (Fatboy Slim) et Ben Hiller. La pochette est réalisée par Banksy le graffeur subversif.

Les influences marocaines se font sentir sur certains morceaux, comme le merveilleux « Jets » par exemple, tout simple mais tellement bien, ou la belle ballade « Out Of Time».

Globalement, ce n’est pas un incontournable, mais un album se situant entre plusieurs courants musicaux dont les influences ne sont plus uniquement la pop 60’s et 70’s mais aussi quelques touches de musiques africaines. Un album dans lequel les différentes racines s’imbriquent plutôt pas mal les unes dans les autres. Même si certains morceaux sont maladroits.

Brigitte

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