Nouvelle bande dessinée, bonne nouvelle pour le cinéma? (2/2)

La première partie de cet article (1/2), disponible sur ce blog, propose une introduction à l’émergence d’une « nouvelle bande dessinée » et au passage au cinéma des auteurs qui en sont issus.

Vous trouverez ici une série de commentaires sur leurs films, disponibles dans une section spéciale « Cinéma et bande dessinée » située au début du rayon des nouveautés.

Les Beaux gosses

Riad Sattouf / Avec Vincent Lacoste, Antoni Sonigo / 2009 /VB0838

Qui de Hervé ou de Camel sortira le premier avec une fille ? Faut dire que le sujet les terrifie comme les obsède, ces deux gaillards plongés dans une vie qui s’étend de l’école à leur chambre, où ils baladent leurs corps disgracieux, leurs pulls difformes et leur lucidité effrayante.

Chronique sans concession de l’adolescence d’aujourd’hui, les Beaux gosses est à la fois juste, drôle et paniquant. Riad Sattouf, fin greffier du quotidien dans sa désopilante Vie secrète des jeunes (l’Association, 2 tomes) et explorateur scolaire dans Retour au collège (Hachette Littératures), n’a rien perdu de sa pertinence en écrivant et réalisant son premier long métrage. Il expose sans détour l’état de la jeunesse : vacheries continuelles, sentiments naissants, sexualité envahissante, humiliations, révoltes malhabiles, professeurs désespérés, rapport conflictuel aux parents, … et accompagne le tout d’une musique électro à la fois punchy et mélancolique. La saveur est dans les dialogues, qui oscillent entre trivialité réjouissante et érudition précoce, et dans le jeu d’acteurs, impressionnant de désinvolture chez ces jeunes débutants. Tout l’inconfort et la gloire de l’adolescence résumés en 84 minutes.

C’est « chanmé » et vrai, une sorte d’Entre les murs version trash.

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Gainsbourg (Vie héroïque)

Joann Sfar / Avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta, Anna Mouglalis, Sara Forestier / 2010 / VG0283

Joann Sfar, tête de file prolixe de la « nouvelle bande dessinée », s’empare du personnage de Gainsbourg pour peindre un conte sur l’enfance, la judéité, les femmes, le succès, l’insolence et le dandysme.

En évitant tout biopic hagiographique, Sfar tresse un tissu de moments de la vie de Gainsbourg, les sublime et les détourne à sa manière, livrant un résultat baroque où apparaît un Gainsbourg poète qui n’accorde que peu d’importance à la chanson qui vient toute seule à lui. Sfar parvient à imprimer son style narratif (doubles et animaux parlants, scènes de séduction, …), tout en démontrant un grand appétit de cinéma : musique, danse, animation, marionnettes. C’est inégal, et peut-être davantage convaincant quand les effets ou sous-textes trop appuyés disparaissent, mais ludique et emballant.

On prend beaucoup de plaisir à voir ce détournement audacieux -sans être contre-nature- d’un mythe et à croiser une série de stars d’aujourd’hui jouer les vedettes d’hier (mention spéciale à la diction de Laetitia Casta en Bardot).

Les petits ruisseaux

Pascal Rabaté / Avec Daniel Prévost, Bulle Ogier, Hélène Vincent, Philippe Nahon / 2010 / VP1039

Doit-on attendre de mourir seul et en silence quand on est vieux ? Emile, veuf aux habitudes bien réglées, va être confronté à cette question en découvrant les secrets d’Edmond son copain de pêche.

Pascal Rabaté s’est fait un nom dans la bande dessinée en adaptant un roman d’Alexis Tolstoï (pas Léon) au lavis : Ibicus. Depuis, il développe ses histoires dans les cases et sur les écrans (son nouveau film Ni à vendre, ni à louer était dans les salles de cinéma cet été).

Si Rabaté réussit à transmettre les thèmes majeurs de sa bande dessinée, il peine à se détacher d’une adaptation trop littérale de son ouvrage. Ce qui fonctionnait bien en récit dessiné (rythme lent, patois, personnages secondaires truculents, évolution tacite mais expressive du protagoniste), laisse un goût gentillet dans son film. Par contre, quand il se permet l’un ou l’autre écart, on rit (ainsi du bal dansant avec DJ Pierre Kiroul). De même, quand il emmène son Emile dans un road movie cocasse, on sent en effet la vie qui refait surface, et le film endormi dans le 3° âge se réveille dans une jeunesse marginale. Bref, dans cet essai, Rabaté affûte ses armes de cinéma, Ni à vendre, ni à louer qui suit a bénéficié d’une critique assez favorable.

Il reste une bouffée de campagne, un film pudique sur un sujet sensible (la place des aînés, de leurs désirs et de leur sexualité) et une envie d’aimer la vie jusqu’au bout.

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Tamara Drewe

Stephen Frears / Avec Gemma Arterton, Luke Evans, Dominic Cooper / 2010 / VT0492

A Ewedown, au plein milieu de la campagne anglaise, la vie est tellement morne que des apprentis écrivains viennent y chercher le calme propice à leur inspiration. Tout ce petit monde endormi va s’emballer quand débarque Tamara Drewe, enfant du pays, devenue chroniqueuse londonienne extrêmement sexy…

Stephen Frears et sa scénariste ont élagué le graphic novel original de Posy Simmonds sans en perdre ni le mordant, ni le brio. Si certains détails narratifs ont été condensés ou réarrangés, on rit beaucoup, emporté par ce faux tableau pastoral où la plupart des personnages sont confondus dans leurs contradictions. Rythmé par une folle envie de foutre le feu aux apparences, le film est à l’image de ces deux gamines du village qui fourrent leur nez (avec ou sans rhinoplastie) là où il ne faut pas.

Le facétieux Stephen Frears trousse une comédie de moeurs jubilatoire aux accents moralistes et féministes; ses acteurs sont impeccables, à l’instar de Gemma Arterton dans le rôle-titre. Dans l’équipe de la médiathèque, on a beaucoup aimé.

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Petit Vampire

Christian Choquet, Gilles Deyriès / Série d’animation d’après la bande dessinée de Joann Sfar / 2004 / Petit Vampire va à l’école VP2266

Petit Vampire s’ennuie, il voudrait aller à l’école pour rencontrer d’autres enfants. Seulement, comme les vampires vivent la nuit, il n’y a pas grand monde à l’école à cette heure-là. Peu importe, Petit Vampire fait les devoirs de Michel qui, une fois le jour venu, n’en revient pas et entame une correspondance avec son mystérieux bienfaiteur. De là naîtra une amitié.

Les auteurs de la « nouvelle bande dessinée » (Trondheim avec la série Monstrueux, Sfar avec Petit Vampire) s’étaient aventurés dans le domaine jeunesse, avec l’idée d’arrêter de prendre ces derniers pour des imbéciles. Pas de monde lisse et rose bonbon, ni de langage simplifié jusqu’à la démence mentale, bref pas d’excès d’auto-censure.

Dans cet esprit, l’adaptation en série animée de Petit Vampire n’a peur de rien : Michel est orphelin et Petit Vampire est un vampire entouré de monstres, crocodile, pirates-fantômes, morts-vivants et même dans un épisode, des cavaliers de l’apocalypse version ivrognes. Le miracle est que toute cette faune est gentille et drôle, extrêmement sympathique en définitive. Loin du lugubre, l’univers est loufoque.

Dans Petit Vampire, on appréciera les différents niveaux de langage (blagues érudites pour les plus âgés), le graphisme qui rend bien la patte de Sfar (physionomie des personnages, utilisation de traits à l’encre, couleurs vives) et l’animation discrète et efficace. Le monde installé dans la série sur papier prend de l’ampleur à travers les différents épisodes animés, ce qui justifie amplement cette adaptation, supervisée par Sfar.

Une série pour les enfants qui ont des parents audacieux, qui d’ailleurs ne s’ennuieront pas.


Quartier lointain

Sam Gabarski / Avec Léo Legrand, Jonathan Zaccaï, Alexandra Maria Lara, Pascal Greggory / 2010 / VQ0087

Thomas, la bonne cinquantaine, auteur de bande dessinée fatigué, atterrit par un concours de circonstances dans le village de son enfance. Par un étrange évanouissement, il se retrouve dans sa vie d’adolescent dans les années 60, mais avec son esprit d’homme mûr.

Adaptation d’un manga de Jiro Taniguchi, qui vient la cautionner d’une apparition dans le film, Quartier Lointain version Sam Gabarski (film belge) transpose l’action du Japon en France.

On est mitigé quant au résultat. Il y a un côté vieille France, tendance sépia, à vrai dire tout à fait crispant. Au-delà de cette nostalgie proprette longuement exposée, les thèmes du film sont psychanalytiques et puissants : débusquer les non-dits familiaux, tenter de briser l’absence de communication avec la figure du père, échapper à sa vie pour se sentir libre, revisiter le passé pour tenter de le changer ou pour finalement l’accepter.

Au-delà de la féérie léchée, émerge un suspense familial éthéré, avec un Jonathan Zaccaï en père présent-absent, et ce qu’on a tous voulu faire au moins une fois : revenir en arrière pour mieux faire ou se réconcilier avec le passé.

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Persepolis

Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud / Avec les voix de Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Danièle Darrieux / 2007 / VP0524

Marji est une petite fille énergique qui vit en Iran dans les années 70. Autour d’elle, l’Histoire va s’emballer : chute du Shah, révolution islamique, guerre Iran-Irak. Dans la tourmente, la jeune fille tente de grandir en mettant en pratique la leçon de sa grand-mère : rester intègre à soi-même.

Marjane Satrapi avait raconté sa vie en quatre tomes dessinés à l’Association, elle les adapte ici en film d’animation avec la complicité de Vincent Paronnaud, connu dans le monde de la bande dessinée sous le pseudonyme de Winshluss (qui a signé une formidable version de Pinocchio).

Le film tient entièrement la route. L’animation réalisée à la main apporte profondeur de champ, grisés, mouvement, et démultiplie ainsi la proposition graphique de l’ouvrage de base. Le récit est nécessaire dans son ambition de raconter une trajectoire humaine dans une période troublée de l’Histoire. Il permet de passer outre les simplifications sur l’Iran, et de se rendre compte d’une lutte quotidienne pour vivre malgré tout.

Néanmoins, le film comporte les défauts de l’œuvre originale : l’autobiographie tourne parfois à la glorification des malheurs et des révoltes de la seule Marjane Satrapi, frisant l’égocentrisme de temps à autre. Marjane Satrapi, soit on l’adore (son succès dans les médias, son doctorat honoris causa à la KUL et à l’UCL, …), soit elle agace.

Prix du Jury à Cannes en 2007.

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Ghost World

Terry Zwigoff / Avec Thora Birch, Scarlett Johansson, Steve Buscemi / 2001 / VG2524

Enid et Becky ont terminé l’école secondaire. Que faire de leur temps : prendre en filature de supposés satanistes ou donner des rendez-vous foireux à ces pauvres types qui postent des annonces pour trouver l’âme soeur ?

Même si les épisodes narratifs varient, voire diffèrent totalement du comic book original, le film de Terry Zwigoff est fidèle à l’esprit de l’oeuvre percutante de Daniel Clowes (qui co-signe le scénario), tant dans ses codes visuels que dans son ton mordant à l’acide.

Enid, relayée par Becky, déteste tout autant l’Amérique « bien comme il faut » que les tenants de la contre-culture. Seuls les purs marginaux trouvent grâce à ses yeux ; ils sont tellement effrayants qu’ils en deviennent « géniaux ».

Ghost World est une errance dans l’Amérique des fast-food et des stations-services, qui raconte le passage à l’âge adulte, quand on sait tout ce qu’on n’aime pas, mais qu’il y a encore du chemin avant de savoir ce qu’on veut être.

Avec un mauvais esprit hautement comique, et en compagnie de Thora Birch, de Scarlett Johansson quand-elle-n’était-pas-encore-connue et de Steve Buscemi, on dit « oui ».

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Le chat du rabbin

Joann Sfar, Antoine Delesvaux / Avec les voix de François Morel, Hafsia Herzi, Maurice Benichou, Fellag / 2011 / VC1527

Le chat du rabbin d’Alger reçoit le don de la parole en avalant un perroquet. Ca lui donne envie de faire sa Bar Mitzvah, d’argumenter avec son maître et la fille de ce dernier dont il est amoureux, avant de partir en expédition à travers l’Afrique à la recherche d’une Jérusalem en Ethiopie.

De la série à succès de Joann Sfar, on retrouve le propos général : l’appel à l’enrichissement mutuel des différentes religions et traditions, plutôt que leur affrontement. A travers ses différents personnages hauts en couleur, Sfar montre la pluralité des identités, les ponts possibles entre humains et les dangers de la radicalité ou de l’ignorance.

Narrativement, le récit est un rien trop linéaire tout en manquant paradoxalement de liant : les digressions habituelles de Sfar n’ont pas la place de se déployer avec toute leur saveur dans le temps du cinéma. Graphiquement, les personnages ressortent lisses et appauvris de cette version animée, tandis que les décors gardent la patte du maître.

Si l’adaptation cinématographique a donc perdu un peu en épaisseur, elle constitue néanmoins une oeuvre humaniste et hors du commun qu’on prend plaisir à voir.

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Allez raconte

Jean-Christophe Roger, Jean-Luc François / Série d’animation d’après la bande dessinée de Lewis Trondheim et José Parrondo / Avec la voix de Dany Boon / Depuis 2006

DVD 1 : saison 1, volume 1, VA0493 / DVD 2 : saison 1, volume 2, VA0494 / DVD 3 : saison 2, VA0518 / A venir : le long métrage, VA0703

Papa raconte des histoires avant d’aller dormir. Mais ses deux enfants ne se laissent pas endormir par n’importe quelle histoire : il faut des monstres, des princesses, des tas de trucs inattendus et surtout de la cohérence pour faire tenir tout ça ensemble.

Série d’animation de courts épisodes (6 minutes chacun), Allez raconte joue surtout sur la logique de l’imagination. Si le père, auquel Dany Boon prête sa voix, se lance de manière téméraire dans des récits abracadabrantesques, tout se joue dans la construction de la narration avec ses enfants. Du coup, on négocie, on revient en arrière, on efface des passages, on explore les potentialités de l’imagination et on tourne autour des mêmes thèmes tout en parvenant à déployer d’infinies variations.

Un exercice de style rafraîchissant, derrière lequel on retrouve le génial Lewis Trondheim –figure majeure de la « nouvelle bande dessinée »- et le Liégeois frappadingue José Parrondo, auteurs de la série originale sur papier.

Au milieu des loufoqueries, sans avoir l’air d’y toucher, on évoque des sujets comme le divorce, les relations hommes-femmes, la justice sociale, …

Bref, très recommandable. La série Allez raconte a également fait l’objet d’une adaptation en long métrage, bientôt disponible à la médiathèque (VA0703, voir le magazine Détours n°2 à paraître).


En bref

V pour Vendetta, James Mc Teigue, 2005, VV0037

Graphic novel de Alan Moore et David Lloyd dont les frères Wachowski (Matrix) se sont emparé pour en confier la réalisation à James Mc Teigue. Emmené par Natalie Portman, un efficace film de studio qui rappelle la nécessité de la subversion, même face à la pensée unique.

From Hell, Albert et Allen Hughes, 2001, VF6461

Johnny Depp sur les traces de Jack l’Eventreur dans les ruelles interlopes et crasseuses de Whitechapel. Adaptation du graphic novel de Moore et Campbell. Avec des qualités : enquête policière haletante et beaucoup de détails véridiques de l’affaire. Et des défauts : mise en scène trop appuyée et délires sur l’Angleterre victorienne.

Crumb, Terry Zwigoff, 1994, TC2301

Zwigoff suit Crumb dans sa vie, où l’on se rend compte que le pape du comic underground américain est névrosé, misogyne, obsédé, irrémédiablement marginal, et néanmoins virtuose et pertinent dans sa critique de la société américaine. La famille de Crumb, folle jusqu’à créer un sentiment de malaise, laisse entrevoir l’origine d’une vision si singulière. Ce documentaire antérieur à Ghost World explique la fascination de Zwigoff pour les « freaks » collectionneurs de disques.

A History of Violence, David Cronenberg, 2005, VA0083

Cronenberg est allé chercher dans un comic un sujet qui lui va comme un gant : la relation ambigüe de l’Amérique à la violence. Il suffit de déstabiliser le rêve américain stéréotypé avec quelque menace pour que les pulsions tapies explosent. Comme d’habitude chez Cronenberg, la dénonciation de la violence s’accompagne de son exposition savamment mise en scène : ambigu disait-on.

Scott Pilgrim, Edgar Wright, 2010, VS1113

Scott, pour conquérir la mystérieuse Ramona, doit affronter en combat singulier ses 7 exs. Un grand n’importe quoi, inondé de culture « jeux vidéos ». C’est tellement énorme que ça en devient foutrement ludique. Adapté d’un comic.

Tintin et les oranges bleues, Philippe Condroyer, 1964, VT2706

Dans l’avalanche Tintin, on ne va pas résister à l’envie d’aller revoir ces fameuses oranges bleues. Avec cette question célèbre : le capitaine Haddock a-t-il oui ou non la même voix que dans les albums ?

Les Aventures d’une Mouche, Charlie Sansonetti (d’après Lewis Trondheim), 1999, VA8672

Inventives déclinaisons animées autour du personnage insecte de Lewis Trondheim, dont on reconnaît la patte graphique. Thème récurrent imposé à la mouche : se faire accepter. Muet mais musical, et très dynamique.

La BD s’en va t-en guerre, Mark Daniels, 2009, TC0841

Reportage qui part du précurseur Maus jusqu’à Joe Sacco, Persepolis et Le Photographe pour faire un état de la tendance documentaire de la « nouvelle bande dessinée », où l’auteur se fait correspondant de guerre, journaliste ou témoin historique. Bon panorama, même si le côté animation et sonorisation des planches peut énerver. Joe Sacco souligne avec justesse l’aspect subversif de la bande dessinée documentaire car on la croit inoffensive et destinée aux enfants, alors qu’elle est capable de parler de guerre et de torture.

Donatien de le Court

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