Courants Souterrains – (2.4) Le « Krautrock » – La vague Free Rock.

Le « Krautrock » 3e partie : La « Vague Free Rock »

Issue de la vague psychédélique des années 60, la vague « Free Rock » que l’on rencontre dans le « Krautrock » a contribué à l’évolution de l’histoire du rock. Le  Free Rock  est constitué de longues improvisations sonores, de multiples effets sur les guitares, de nappes de synthétiseurs analogiques et peu de présence au niveau des chants et voix qui sont remplacés volontiers par des onomatopées et cris sauvages.

AMON DÜÜL.

Né à Munich en 1967 de la volonté de former un projet artistique « multimédia » (musiciens, cinéastes, photos et light show), Amon Düll  est avant tout une communauté hippie  libertaire.

Fans du  Velvet Underground , ils donnent leurs premiers concerts au printemps 68. Le public  qui assiste à ces « Happenings » sonores assiste à  une sorte  d’acid folk expérimental. Le son est encore immature et il s’en dégage un certain « fouillis ».

Il règne en effet depuis quelques temps un vent de discorde au sein du collectif. Il ne tarde pas à se scinder en deux. Ainsi naît  Amon Düül I  (conduit par Ulrich Leopold) et  Amon Düül II  (mené par Chris Karrer et Renate Knaup).

En 1969,  Amon Düül I  se rend à Berlin et enregistre en 48 heures seulement leurs improvisations psychédéliques débridées. Le son de « Psychedelic Underground » est abrasif. Il règne un climat de transe où les voix, les guitares et les rythmes sont faits de répétitions.

L’album « Para Dieswärts Düül » sort sur le label de Rolf Ulrich Kaiser, « Ohr Musik » en 1972. Il est plus abordable. Il propose un folk psychédélique  structuré et apaisé.

Amon Düül II  prépare activement le légendaire « Phallus Dei » qui sort en 1969. Dix musiciens dont deux batteurs et trois percussionnistes livrent une musique tribale avec des incantations vocales, des guitares qui jouent dans le registre jazz-rock, un violon aux sonorités orientales et un synthétiseur planant. L’album reçoit les éloges de la presse et fait connaître le groupe hors de l’Allemagne.

« Phallus Dei » et « Yeti » restent de loin les deux albums incontournables du genre. Ils ont su traverser les âges et garder un côté innovateur.

AGITATION FREE.

Formé en 1967, Agitation Free  est dans un premier temps le lieu de passage de la scène berlinoise par excellence. On y trouve la participation de futurs membres  d’Ash Ra Tempel ,  Tangerine Dream  ou de  Guru Guru.

En 1972 la formation se stabilise autour de  Michael Gunther, Burghard Rausch, Michael Hoening et Lutz Ulbrich. Ils décrochent un contrat auprès du label  Music Factory  et partent en tournée à Alexandrie, Tripoli, Nicosie et Athènes. Durant cette période, ils préparent leur premier album « Malesh ». Ce disque est imprégné de sons orientaux.  Le style de l’album navigue entre  Pink Floyd  et  Amon Düül II. Les titres sont des improvisations progressives agrémentées d’électronique et de touches orientales.

S’ensuit une longue tournée en 73 où ils ont l’occasion de croiser le groupe  Can  et d’être à la même affiche que  Nico (la chanteuse du Velvet Underground).

Le groupe rencontre des problèmes de drogue et change de personnel.

Ils enregistrent fin 73 « Second »,  disque plus maîtrisé. Les plages sont parfois électroniques, parfois rock progressif avec des séquences planantes. Certains passages sont ponctués de bruits naturels (vent, grillons, oiseaux). Ce qui en fait un album riche et varié.

En 1976, la fin du groupe est officialisée avec la sortie de « Last ».

Le groupe se reforme le temps d’un album « River of Return » en 1998.

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