Florilège (43)

« Le petit recueil de nouveautés classique »

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Beethoven – Les trios à clavier par le Trio Wanderer

  Le célèbre trio fête cette année son quart de siècle d’existence (et d’excellence). L’occasion pour lui de restituer l’univers des trios avec piano de Beethoven. C’est chose faite: une intégrale dans un coffret de 4 CD dans lequel l’ensemble fait la part belle à chaque instrument et traduit « l’imaginaire intarissable du génie beethovénien ». (MDW)

  

Rautavaara – Modificata, Incantations & Towards The Horizon

  Cet enregistrement présente deux nouveaux concertos d’Einojuhani Rautavaara : le Concerto pour percussions « Incantations » avec le soliste Colin Currie et le second Concerto pour violoncelle « Towards the Horizon » interprété par son dédicataire Truls Mork. Entre ces deux pièces concertantes figure une pièce écrite en 1953 et révisée en 2003 « Modificata », entremet savoureux dans ce repas sonore consistant. (AG)

  

François Servais – Concerto pour violoncelle 1 & 2, Fantaisie burlesque et La Romanesca

  Né à Hal en 1807, François Servais est surnommé « Le Paganini du violoncelle » par Berlioz. Sa virtuosité débridée l’amènent à rencontrer tout ce qui compte de tsars, rois et empereurs de l’époque. Il pousse la technicité de l’instrument dans ses dernières limites et est l’inventeur de la pique (qui permet une plus grande stabilité de l’instrument fiché dans le sol et non entre les genoux). Le manque de virtuosité des partitions existantes l’amène vers la composition. On dénombre plus de 70 opus dédié à son instrument favori dont font partie les quatre pièces captées pour cette anthologie: Morceau de Concert, La Fantaisie burlesque sur le carnaval de Venise, la Romanesca et le Concerto en si op.5. (MDW)

  

Sergeï Rachmaninov – Danses Symphoniques par le London Symphony Orchestra dir. Valery Gergiev

  Valery Gergiev propose le couplage de deux œuvres phares du début des années 1940 : les Danses symphoniques de Rachmaninov et la Symphonie en 3 mouvements de Stravinsky. Toutes deux répondent à leur manière aux conditions de la création en exil et subissent les influences de la guerre. Créée en 1942, la partition des Danses symphoniques existe sous 2 formes, l’une pour grand orchestre et l’autre, pour piano. Elles forment à elles seules, la synthèse de l’œuvre de ce passionné de mélodie. Sur le plan de l’interprétation, cette version des Danses déçoit : il semble que le chef incandescent ne trouve sa pleine mesure que dans l’œuvre  » sur vitaminée  » de Stravinsky. Enregistrement Live de 2009. (MDW)

   

Michaël Levinas – La Métamorphose, Je tu il (opéra d’après Franz Kafka)

  La célèbre nouvelle de Franz Kafka  » La Métamorphose  » a inspiré à Michael Levinas un opéra faisant la part belle à la vocalité dans toutes ses facettes. Après un prologue de Valère Novarina posant la question de l’identité du sujet (qui est le moi ? qui est l’autre ?), Grégor Samsa, le personnage principal, s’éveille dans la peau d’un énorme cancrelat. Le chant du  » sopraniste  » Fabrice Di Falco et des autres interprètes est retraité informatiquement, plongeant l’auditeur dans une dimension fantastique. Emmanuel Moses a adapté le texte original à la langue française tout en offrant au compositeur la faculté d’explorer la relation complexe entre le son et le sens. Levinas ne s’en est pas privé. Dans un contexte mêlant texte, chant, théâtre et opéra, mots et sons subissent eux aussi une métamorphose mais plutôt que de ne s’en tenir qu’à un seul état, celle-ci poursuit sa mutation à la recherche d’un  » au-delà du son dans le son « . Levinas n’a-t-il pas été lui aussi séduit par la musique spectrale ? A côté de l’inconcevable et de l’irreprésentable advient ici l’inouï. (AG)

  

Brigitte Engerer et Gérard Caussé – Sonates pour alto et piano

  Cette sélection établie par Brigitte Engerer et Gérard Caussé nous fait voyager, sur les ailes de l’élégie, dans un large spectre de sensibilité musicale russe, entre profusion sentimentale et éloignement nostalgique, entre perception aiguë du temps et son dépassement. Le programme est en résonance non seulement avec les sensibilités respectives des interprètes, mais aussi avec l’enracinement profond de leur complicité et leur capacité de créer un arc dynamique cohérent, quelle que soit la nuance à exprimer. (JL)

   

Eliane Reyes – Interprète des oeuvres pour piano de Nicolas Bacri

  Louis Saguer, Serge Nigg, Michel Philippot, Claude Ballif, Marius Constant ont présidé à la formation musicale de Nicolas Bacri. Mieux vaut ne pas passer son temps à définir le langage du compositeur qui dit avoir pris du classicisme la rigueur d’expression, du romantisme la densité de l’expression, du modernisme l’élargissement du champ de l’expression et du post-modernisme le mélange des techniques d’expression. Cette expression, elle est bien personnelle, quelles que soient les formes dans lesquelles elle se coule : prélude et fugue, sonatine, suite ou variations. L’interprétation d’Eliane Reyes est tout à fait passionnante : richesse de la sonorité, expressivité maximale et surtout une forte complicité avec l’œuvre de Nicolas Bacri. Je ne le dirai jamais de trop : à découvrir. (AG) 

   

Benjamin Britten – War Requiem (Ian Bostridge & Simon Keenlyside)

  A l’occasion de la reconstruction de la cathédrale de Coventry en 1962, Britten crée son « War Requiem », grande fresque qui dénonce l’inutilité de la guerre et en pleure les victimes. Ce pacifiste s’exile aux USA pendant le deuxième conflit mondial et compose cette œuvre dans l’espoir de trouver paix et fraternité durables. La pièce entremêle la Messe des morts latine et des textes du poète Wilfred Owen, fauché pendant la guerre 14-18. La version de G. Noseda laisse bon nombre de critiques un peu tiède. Restent, à mon sens, les excellentes prestations d’Ian Bostridge et de Simon Keenlyside. (MDW)

    

Contributeurs :

Au service des collections :

Nathalie Ronvaux (NR) ~ Anne Genette (AG) ~ Andrée Forster (AF) ~ Marie de Wautier (MDW)

Jacques Ledune (JL)

A le Média Bxl :

Françoise Vandenwouwer (FVW)

Philippe Cantaert (PC)

A propos La média de bxl

La médiathèque de Bruxelles Centre : un repaire de découvertes et de passions. Nous aimons les musiques, les films, le multimédia. dans tous les genres, tous les courants. A la recherche de titres précis ou envie de découvertes ? Nous vous proposons plus de 100.000 titres musicaux et audiovisuels en accès direct, ainsi que des sélections ciblées. La médiathèque, c’est cinquante ans d’histoires culturelles enrichies au quotidien par des mélomanes et cinéphiles rodés au défrichage de répertoires et tendances sans cesse renouvelées. Bienvenue !
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